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Marché : Mariano rajoy toujours indécis sur une aide pour l'espagne

Mariano rajoy toujours indécis sur une aide pour l'espagneMariano rajoy toujours indécis sur une aide pour l'espagne

par Tracy Rucinski et Terhi Kinnunen MADRID/HELSINKI (Reuters) - L'Espagne continue d'étudier les conditions qui seraient attachées à un plan d'aide européen après l'annonce la semaine dernière d'un programme de rachat de dette par la BCE mais les meilleures conditions de marché pourraient l'en dispenser, a déclaré mercredi le président du gouvernement Mariano Rajoy.

"Je ne sais pas si l'Espagne a besoin de le demander", a déclaré le chef du gouvernement lors d'un débat au Parlement.

Le rendement des emprunts espagnols est retombé à son plus bas niveau depuis cinq mois après l'annonce, jeudi dernier par la Banque centrale européenne, d'un programme de rachat de la dette souveraine des pays qui en feraient la demande, moyennant le respect de strictes conditions.

"La BCE a fait savoir qu'elle était disposée à aider des pays qui ont du mal à se refinancer, il nous faut donc étudier si c'est bon ou pas pour l'Espagne et quelles conditions sont attachées, et c'est après cela que nous prendrons une décision", a dit Mariano Rajoy au Parlement.

Dans une interview au journal finlandais Helsingin Sanomat publiée mercredi, Rajoy dit ne pas avoir d'objection à une surveillance du pays par le Fonds monétaire international, tout en répétant qu'il n'accepterait pas qu'on lui dicte comment réduire l'endettement de l'Espagne.

"Le FMI surveille déjà notre économie", souligne-t-il dans cet entretien accordé à l'occasion de la visite à Madrid du Premier ministre finlandais Jyrki Katainen, mardi.

VERS UNE DEMANDE D'ASSISTANCE PRÉVENTIVE

L'Espagne, qui a obtenu de ses partenaires européens une ligne de crédit de 100 milliards d'euros pour son secteur bancaire, est aussi confrontée à un déficit budgétaire béant, à l'endettement de ses régions et aux pressions des agences de notation.

"En plus de la croissance, la seule option que j'envisage est de recourir au mécanisme annoncé par la banque centrale", indique Rajoy dans l'interview au Helsingin Sanomat. A un autre journal finlandais, le quotidien économique Kauppalehti, il "exclut complètement de demander un plan de sauvetage global pour tout le pays".

Ses propos semblent indiquer que l'Espagne pourrait s'acheminer vers une demande d'assistance préventive, qui verrait le fonds de secours européen acheter de la dette espagnole lors d'adjudications régulières, sans que le pays soit retiré du circuit obligataire comme l'ont été la Grèce, le Portugal ou l'Irlande.

Les conditions attachées à ce programme préventif seraient moins draconiennes et le coût de l'ensemble moins élevé.

Mais, même dans ce scénario, le rôle du FMI serait plus intrusif que ce qu'il est actuellement et l'Allemagne, de son côté, continue de prôner une conditionnalité plus stricte que la simple promesse de réduction de déficits et de réformes structurelles.

Rajoy a indiqué qu'il continuait d'étudier les conditions attachées au programme de la BCE mais a redit qu'il ne se laisserait pas imposer des décisions.

"Je suis prêt à réduire le déficit. Mais d'autres ne peuvent décider comment il sera réduit", a-t-il dit.

Dans une interview télévisée lundi, le chef du gouvernement avait affirmé une nouvelle fois qu'il ne toucherait pas au système de retraites, dont beaucoup d'économistes jugent le coût intenable.

Véronique Tison pour le service français, édité par Gwénaëlle Barzic

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