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Marchés de taux : OAT stable à 2,3% malgré dégradation du PMI

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(CercleFinance.com) - Les mouvements sont relativement modestes sur les marchés obligataires depuis 48H alors que la volatilité a clairement ressurgi sur les indices boursiers.
Cette journée de mardi le confirme avec peu d'écarts notables: le rendement des T-Bonds US se retend au-delà des 2,00% (à 2,005%) et le '30 ans' affiche 3,20% (tout comme la veille) alors que le prix des maisons aurait progressé de +0,4% en décembre (ce qui marque un ralentissement du rythme), ce qui porte la hausse annuelle à +8,3%, la plus forte observée depuis 2006.
Malgré ce redressement (que certains jugent trop rapide), les prix moyens sont encore inférieurs de -27% par rapport au pic historique d'avril 2006.

Pas de réaction à 16H lors de la publication de l'indice ISM des 'services' ressorti comme prévu en léger repli au mois de janvier (à 55,2 contre 55,7) après un mois de décembre particulièrement 'robuste'.

En Europe, le marché obligataire italien continue de se dégrader avec des bons à 10 ans qui affichaient jusqu'à 4,46% de rendement ce midi contre 4,38% la veille (et 4,45% ce soir) et l'écart se creuse de nouveau face au Bund qui affiche 1,67% (l'OAT qui affiche 2,28% à 18H flirte avec les 2,3% depuis fin janvier).

Le recul du PMI de janvier en France (de 44,6 vers 42,7, un plancher depuis mars 2009) n'a pas occasionné de rebond sur les OAT car la situation économique de la France laisse craindre que la croissance soit trop faible en 2013 (+0,3% selon le FMI au lieu de +0,8% anticipé par Bercy) pour permettre au gouvernement de tenir ses engagements en matière de réduction des déficits.
François Hollande n'a pas manqué d'évoquer ce matin devant le Parlement Européen les violents écarts de change auquel l'Euro est soumis du fait de la volatilité des marchés ('un Euro soumis aux humeurs des marchés').

Tout le monde comprend bien que ce sont d'abord les autres devises qui sont délibérement affaiblies pour mieux concurrencer l'Europe, laquelle s'interdit d'user de l'arme monétaire pour améliorer sa compétitivité: ne reste plus que la dévaluation des salaires et la réduction des effectifs qui plonge le sud de l'Europe dans la régression sociale et le chômage de masse.
Comment un pays comme l'Espagne peut-il se redresser dans ces conditions ?
Le jour où les investisseurs se poseront sérieusement la question, il n'y aura plus qu'à espérer que Madrid sollicite l'aide de la BCE en urgence.


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