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Marché : Vivarte se dit en mesure de résister à la rupture des covenants

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par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le groupe Vivarte estime être en mesure de résister à la rupture de son plafond de dettes et dispose du soutien de son principal actionnaire, le fonds Charterhouse, pour poursuivre la stratégie de repositionnement de ses enseignes.

Le propriétaire de La Halle aux vêtements, Kookaï ou Chevignon, des chaussures André ou Minelli, a rompu fin mai ses "covenants" (ratios financiers fixés par les créanciers) sous l'effet d'une forte dégradation de la consommation en France, aggravée par une météo exécrable.

Le ratio de dette sur Ebitda (excédent brut d'exploitation) a atteint 6,3, selon le groupe, dépassant le plafond de 6,0.

"Il s'agit d'un dépassement dont les proportions restent raisonnables et qui s'explique par une difficulté purement conjoncturelle des mois de mars à mai", a déclaré à Reuters Marc Lelandais, PDG du groupe, pour qui ce dernier est en mesure de respecter toutes ses échéances.

Vivarte peut respecter ses échéances, "que ce soit vis-à-vis de ses banquiers, de ses fournisseurs et de ses employés", a-t-il tenu à souligner. Il a ajouté que la situation d'exploitation comme celle du bilan était "très saine", que l'entreprise n'avait nul besoin d'injection de liquidité et qu'un défaut n'était absolument pas d'actualité.

Vivarte a limité à 2,5% la baisse de ses ventes sur les 10 premiers mois de son exercice 2012-2013 (clos fin août) ce qui témoigne, selon lui, d'une bonne résilience face à la dégradation de l'environnement économique.

L'entreprise, qui a engagé un repositionnement de son offre et un recentrage de ses marques (au nombre de 12 aujourd'hui, contre 25 il y a un an), a réalisé en 2011-2012 un chiffre d'affaires de 3,1 milliards d'euros et un Ebidta de 350 millions d'euros, soit une marge équivalente à 12% de ses ventes.

Sa génération de trésorerie atteint environ 100 millions d'euros par an.

SOUTIEN DE CHARTERHOUSE

"Les fonds soutiennent indéfectiblement notre stratégie, engagée il y a un an, visant à apporter une taille critique et une meilleure compétitivité à nos marques", a ajouté le PDG.

Pour Charterhouse, qui a racheté l'entreprise en 2007, la situation de Vivarte "n'est absolument pas critique" et le sujet avec les créanciers devrait être traité à moyen terme.

"Il n'y a pas d'urgence chez les créanciers et il est encore trop tôt pour évoquer ce qui peut se passer dans les prochains mois", indique-t-on chez Charterhouse, ajoutant que Vivarte pourrait aussi bien revenir sous le plafond de dette en fonction de l'évolution de ses ventes durant l'été.

La période des soldes est déjà très positive, a assuré Marc Lelandais, faisant état d'une hausse des ventes de 7%.

La dette nette de Vivarte s'élève aujourd'hui à 2,1 milliards d'euros, dont 300 millions d'euros à échéance 2015-2016 à laquelle Vivarte précise pouvoir faire face grâce à une trésorerie nette de 600 millions d'euros.

Cette trésorerie a récemment été renforcée par des cessions d'actifs immobiliers totalisant 230 millions d'euros, selon des banquiers.

Charterhouse, qui détient 65% de Vivante, l'avait racheté pour 3,3 milliards d'euros, dont 2,7 milliards de dette. Divers investisseurs en détiennent 20%, le solde étant aux mains du précédent management, notamment de son ancien PDG Georges Plassat parti redresser Carrefour, avec moins de 10%.

Edité par Matthieu Protard

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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