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Marché : Un an ferme pour l'ex-patron de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac

Marché : Un an ferme pour l'ex-patron de l'UIMM, Denis Gauthier-SauvagnacMarché : Un an ferme pour l'ex-patron de l'UIMM, Denis Gauthier-Sauvagnac

PARIS (Reuters) - L'ex-président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) Denis Gautier-Sauvagnac, jugé à Paris dans l'affaire de la "caisse noire" de la puissante organisation patronale, a été condamné lundi à un an de prison ferme.

Il a également été condamné à une amende de 375.000 euros pour abus de confiance et travail dissimulé. La peine est bien supérieure aux réquisitions du parquet, qui avait demandé sa condamnation à deux ans avec sursis et 250.000 euros d'amende.

La présidente de la 11e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, Agnès Quantin, a estimé que le système de distribution occulte de fonds mis en place au sein de l'UIMM avait pu nuire à l'intérêt général, en nourrissant notamment des suspicions d'achat de paix sociale par l'octroi de fonds aux syndicats.

"La décision du tribunal me paraît procéder d'une analyse juridique certes, mais essentiellement d'une forme de désapprobation morale", a réagi Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de Denis Gautier-Sauvagnac.

"Il n'y a pas de détournement (...) il y a tout simplement des distributions qui certes participent d'activités et d'habitudes anciennes mais qui ne sauraient être qualifiées, à nos yeux, d'une manière pénale", a-t-il ajouté, soulignant que l'appel lui semblait "une évidence."

Trois autres anciens dirigeants de l'organisation patronale ont été condamnés à des peines allant de deux mois à un an de prison avec sursis. L'UIMM, poursuivie en tant que personne morale, écope d'une amende de 150.000 euros, conformément au réquisitions du parquet.

LES SYNDICATS DÉMENTENT

Un jugement "d'une sévérité absolue", selon son avocat, Me Jean Reinhart.

Le procès des dirigeants de l'UIMM portait sur la destination d'environ 16,5 millions d'euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 de la caisse d'Entraide professionnelle des industries et des métaux de l'organisation, l'une des plus puissantes fédérations du patronat français.

Le procès n'a pas permis d'identifier précisément les destinataires de ces fonds, dont une partie a servi à verser un complément de rémunération, en espèce, à des employés.

Défendant une gestion "discrète" mais en aucun cas illégale des comptes de la fédération patronale, Denis Gautier-Sauvagnac a déclaré à l'audience que les enveloppes étaient principalement remises aux syndicats.

Il a toutefois refusé de dire lesquels et de désigner des personnes physiques. "Je ne peux trahir la confiance que m'ont fait ces personnes", a-t-il déclaré.

Les grands syndicats se sont quant à eux défendus d'avoir touché de l'argent de l'UIMM, en particulier la CFDT, qui a menacé d'attaquer en justice.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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