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Marché : Tokyo propose Haruhiko Kuroda à la tête de la BoJ

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TOKYO (Reuters) - Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a proposé jeudi au poste de gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) Haruhiko Kuroda, président de la Banque asiatique de développement (BAD) et partisan déclaré d'une politique monétaire très accommodante.

Comme cela était attendu, Shinzo Abe a en outre présenté comme candidats à deux postes de vice-gouverneurs l'universitaire Kikuo Iwata, lui aussi partisan d'un assouplissement monétaire énergique et le responsable de la BoJ chargé des opérations internationales, Hiroshi Nakaso.

Âgé de 68 ans, Haruhiko Kuroda devrait remplacer l'actuel gouverneur de la BoJ, Masaaki Shirakawa, qui quittera son poste le 19 mars.

Le président de la BAD souhaite que la BoJ rachète plus d'obligations d'Etat et d'autres actifs nationaux, comme des emprunts de sociétés et des fonds indiciels, pour alimenter l'économie en liquidités.

Mais il s'est prononcé contre le rachat d'obligations en devises étrangères. Haruhiko Kuroda avait notamment supervisé, au sein du ministère des Finances, un programme d'intervention sur le marché des changes entre 1999 et 2003, qui était caractérisé par la vente de yens.

Les trois candidatures doivent à présent être approuvées par les deux chambres de la Diète. Le Parti libéral démocrate (PLD, conservateur) de Shinzo Abe n'est pas majoritaire au sein de la chambre des Conseillers, ou chambre haute, et devra donc obtenir le soutien d'un parti de l'opposition.

Un parlementaire de la principale formation d'opposition, le Parti démocrate (PDJ, centre-gauche), a déclaré mardi que son camp n'avait pas l'intention de retarder la procédure de nomination.

Le choix des trois candidats s'est fait dans la lignée des promesses de campagne de Shinzo Abe, Premier ministre depuis décembre. Il s'est engagé à mener une politique monétaire dynamique pour relancer une économie japonaise marquée depuis près de deux décennies par une faible croissance et une légère déflation.

Peu de temps après l'annonce des candidatures, le ministre japonais des Finances, Taro Aso, et un membre du conseil des gouverneurs de la BoJ, Takahide Kiuchi, ont prévenu chacun de leur côté qu'une reprise de l'économie nipponne n'avait rien de certain, malgré des signaux positifs.

"Nous nous efforçons toujours d'atteindre notre nouvel objectif, en particulier au moyen de mesures d'assouplissement prises promptement si nécessaire", a déclaré Takahide Kiuchi, l'un des deux membres de la BoJ à s'être exprimé contre l'adoption d'un objectif d'inflation fixé à 2%.

Selon lui, il ne faut pas fixer d'objectif dans le temps pour que la cible d'inflation soit atteinte. Cette prise de position contraste avec celle de Haruhiko Kuroda qui juge que l'inflation peut revenir à 2% en l'espace de deux ans.

La plupart des économistes interrogés par Reuters ne voient pas l'inflation atteindre l'objectif dans les cinq ans qui viennent.

Le récent déclin du yen a laissé espérer une reprise de l'économie, la devise ayant atteint son plus bas niveau en près de trois ans face au dollar, mais la monnaie japonaise a de nouveau connu une forte progression lundi, après avoir servi de refuge aux investisseurs inquiets de l'impasse politique en Italie.

Kaori Kaneko et Leika Kihara; Julien Dury pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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