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Marché : Tesco lance un examen stratégique de sa filiale américaine

Marché : Tesco lance un examen stratégique de sa filiale américaineMarché : Tesco lance un examen stratégique de sa filiale américaine

par James Davey

LONDRES (Reuters) - Tesco a annoncé mercredi avoir lancé un examen stratégique de sa filiale américaine déficitaire Fresh & Easy, au terme duquel celle-ci pourrait être fermée ou vendue.

Le directeur général Phil Clarke a estimé qu'il était "probable mais pas certain" que le troisième distributeur mondial derrière Wal-Mart et Carrefour se retire des Etats-Unis.

Des annonces que le marché accueille bien puisque l'action gagne 3,7% à 338,65 pence en début de matinée après avoir ouvert en hausse de 4%. L'action a perdu 20% sur une période d'un an.

Annonçant cet examen, ainsi qu'un point sur son troisième trimestre attestant de ses difficultés sur son marché intérieur, le groupe britannique a précisé qu'il annoncerait ses décisions en même temps que ses résultats annuels en avril.

Tesco a précisé que toutes les options étaient à l'étude pour Fresh & Easy et que plusieurs candidats étaient intéressés par la reprise de tout ou partie de la filiale.

Il a ajouté que Tim Mason, le directeur général de Fresh & Easy, quittait le groupe au terme de 30 ans de carrière.

L'enseigne américaine, qui exploite quelque 200 magasins, a absorbé un milliard de livres (814 millions d'euros) de capitaux depuis son lancement en 2007 mais n'est toujours pas parvenue à dégager des profits.

La pression des actionnaires et des analystes pour trouver une issue à ses difficultés est d'autant plus forte que Tesco est à la peine en Grande-Bretagne.

Les problèmes de la filiale américaine n'ont fait qu'amplifier les retombées d'une conjoncture difficile en Grande-Bretagne et en Europe centrale, compensées en partie par une performance plus solide en Asie.

En Grande-Bretagne, les ventes à périmètre comparable ont diminué de 0,6% sur 13 semaines au 24 novembre, période qui représente son troisième trimestre, hors TVA et carburants.

Les prévisions des analystes variaient d'une baisse de 0,9% à une hausse de 0,2%, après une progression de 0,1% au deuxième trimestre, la première en 19 mois.

Tesco a réalisé les deux tiers environ de son chiffre d'affaires et les trois quarts de son bénéfice en Grande-Bretagne. Il a surpris les investisseurs en janvier en annonçant son premier avertissement sur ses résultats en plus de 20 ans.

Il souffre plus de la conjoncture que ses principaux concurrents britanniques car il vend plus de produits non alimentaires qu'eux, une dépense que le consommateur a tendance à réduire davantage en période de crise.

Phil Clarke a lancé en avril un nouveau programme censé redresser la situation sur le marché intérieur, augmentant les effectifs et remodelant les magasins afin de libérer plus d'espace pour l'alimentaire, le tout accompagné d'un effort sur la publicité et le marketing.

Les concurrents Assa et J Sainsbury ont tous deux fait état d'une hausse des ventes récemment. Seul Wm Morrison, le numéro quatre britannique, a vu ses ventes diminuer, mais les exercices ne coïncident pas.

En Asie, les ventes ont baissé de 5,1% en Corée du Sud, le principal marché de Tesco à l'étranger, en raison d'une législation réduisant la durée du travail.

En Europe de l'Est, les ventes ont reculé de 3,6%, conséquence des problèmes économiques de la zone euro.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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