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Marché : Standard Chartered va enquêter sur des soupçons de blanchiment

Marché : Standard Chartered va enquêter sur des soupçons de blanchimentMarché : Standard Chartered va enquêter sur des soupçons de blanchiment

(Reuters) - Standard Chartered va prochainement procéder à une inspection approfondie de grandes quantités de données afin de rechercher des indices d'un éventuel blanchiment d'argent ou de toute autre activité délictueuse, son logiciel de détection des irrégularités ayant présenté des défauts, a-t-on appris de deux sources proches du dossier.

Les conclusions de cette enquête interne pourraient avoir des conséquences sur les amendes que les autorités infligeront à la banque pour manquement à ses obligations en matière de lutte contre le blanchiment.

Standard Chartered assurant la compensation d'environ deux millions de transactions en dollars américains chaque mois, l'analyse des données concernées constituera "un énorme travail", qui pourrait prendre plusieurs mois, a dit l'une des sources.

Les deux sources ont requis l'anonymat car elles ne sont pas autorisées à s'expliquer publiquement sur le sujet.

Les manquements de plusieurs banques britanniques à leurs obligations en matière de lutte anti-blanchiment ont été relevés dès 2012 par le Département des services financiers (DFS) de New York.

A l'époque, le DFS et les autorités fédérales américaines ont engagé des procédures distinctes à l'encontre de Standard Chartered et lui ont infligé des amendes d'un montant total 667 millions de dollars pour avoir dissimulé des transactions constituant une violation des sanctions contre l'Iran.

DES SCÉNARIOS DE SURVEILLANCE FAUSSÉS

La banque est aujourd'hui de nouveau dans le collimateur du DFS, a-t-elle révélé en publiant ses comptes la semaine dernière. Une source a déclaré qu'une amende de plus de 100 millions de dollars était possible début 2015.

Une porte-parole de Standard Chartered a refusé de s'exprimer sur le sujet, tout comme un porte-parole du DFS.

La banque a mis en place à la fin des années 2000 un logiciel de surveillance des transactions à risque censé détecter les opérations suspectes et permettre à ses services de contrôle interne d'informer rapidement les autorités concernées en cas de besoin, a expliqué l'une des sources.

Mais les "scénarios de détection" utilisés par le logiciel n'ont pas été définis correctement, a-t-elle ajouté, ce qui a occasionné des erreurs pendant plusieurs années.

En clair, alors que la banque pensait que certaines situations susceptibles de permettre des transactions interdites étaient sous surveillance, elles ne l'étaient pas, a expliqué la source, ajoutant: "Personne ne savait, les gens supposaient que c'était testé."

Personne n'a été sanctionné dans ce dossier, a précisé la source.

La plupart des scénarios concernés ont été corrigés, a-t-elle ajouté, expliquant que la banque prévoyait de mettre en oeuvre l'an prochain un nouveau système de surveillance des transactions.

(Brett Wolf; Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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