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Marché : Sainsbury poursuit la guerre des prix

Marché : Sainsbury voit son bénéfice semestriel chuter moins que prévuMarché : Sainsbury voit son bénéfice semestriel chuter moins que prévu

LONDRES (Reuters) - Sainsbury's prévoit de poursuivre la valse des étiquettes pour ne pas se laisser distancer par les discounters allemands Aldi et Lidl, laissant craindre une poursuite de la guerre des prix qui érode les profits du secteur au Royaume-Uni.

Le numéro trois britannique de la grande distribution a déjà consacré 150 millions de livres (212,5 millions d'euros) à ces baisses de prix alimentaires, financées par des réductions de coûts et du dividende.

Mais pour le directeur général Mike Coupe cet effort doit être poursuivi, même avec un recul de 18% du bénéfice au premier semestre de l'exercice 2015/2016.

"Nous avons bien refait notre retard avec les deux discounters, mais nous pensons qu'il reste de la marge pour des investissements ciblés dans certaines catégories", a-t-il dit à la presse sans vouloir être plus précis.

Les quatre grands distributeurs britanniques - Tesco, Asda (groupe Wal-Mart), Sainsbury's et Morrisons - voient leurs parts de marché s'éroder depuis plusieurs années face à la concurrence d'Aldi et Lidl.

Sur les six premiers mois de l'exercice, les prix alimentaires de Sainsbury ont baissé de 2,5% dans l'ensemble, affectant les résultats du groupe.

Le résultat avant impôt et exceptionnels est ressorti à 308 millions de livres (435 millions d'euros) sur les 28 semaines au 26 septembre, soit le faible bénéfice semestriel du groupe depuis 2010, contre 375 millions un an plus tôt.

Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice encore inférieur, à 293 millions de livres.

Le chiffre meilleur que prévu a initialement fait grimper le titre à la Bourse de Londres mais il a ensuite changé de cap dans la perspective de nouvelles baisses de prix, clôturant en forte baisse de 7,08% à 253,3 pence.

"Dans un environnement de déflation et de baisses de prix concurrentielles, il ne faut pas attendre un redressement rapide des ventes", commente John Ibbotson, du cabinet de conseil Retail Vision.

Les investisseurs s'inquiètent aussi des hausses des coûts dans le secteur. Dave Lewis, le directeur général de Tesco, a dénoncé lundi la hausse des taux d'imposition et des bas salaires en parlant d'un "cocktail potentiellement létal" pour la grande distribution.

Mike Coupe a dit mercredi partager cet avis, en notant que Sainsbury n'est que la 75e entreprise britannique par la taille mais la sixième par les impôts et taxes qu'elle paie. "Nous estimons subir un important fardeau fiscal et nous aimerions que le gouvernement s'y intéresse", a-t-il dit.

(James Davey, Bertrand Boucey et Véronique Tison pour le service français)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

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