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Marché : RPT-Credit Suisse accélère économies et suppressions de postes

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ZURICH (Reuters) - Répétition du titre.

Credit Suisse a annoncé mercredi 800 millions de francs (733 millions d'euros) d'économies supplémentaires, ainsi qu'une nouvelle réduction de la voilure de sa banque d'investissement dans le cadre d'un plan de restructuration destiné à redresser ses résultats.

La deuxième banque suisse supprimera en particulier 2.000 postes au sein de sa division Global Markets pour mieux résister à des conditions de marché difficiles.

Comme toutes les autres banques, Credit Suisse doit composer avec des taux d'intérêt extrêmement bas, la chute des cours des matières premières et un ralentissement de la croissance de nouvelles puissances économiques telles que la Chine.

Les banques risquent ainsi de voir leur revenu de trading chuter de 15% au premier trimestre, période habituellement la plus lucrative de l'année.

Le directeur financier de Deutsche Bank a déclaré mardi que les deux premiers mois de 2016 avaient été les pires qu'ait vécus le secteur bancaire dans son ensemble depuis le début de sa carrière, ajoutant qu'ils avaient "laissé des traces" sur les activités du groupe allemand.

Credit Suisse, sous la houlette de son directeur général, Tidjane Thiam, entré en fonction en juillet, a procédé l'an dernier à une augmentation de capital de six milliards de francs tout a réduisant la voilure dans la banque d'investissement, une activité plus volatile, pour privilégier la gestion de fortune, un segment plus stable.

Cette stratégie est globalement approuvée par les analystes et investisseurs mais certains d'entre eux jugent les objectifs de Tidjane Thiam trop ambitieux dans un contexte de ralentissement des marchés émergents.

"Nous annonçons aujourd'hui une augmentation de notre objectif de réduction des coûts de 2018, qui passe de 3,5 milliards de francs suisses (3,2 milliards d'euros) à 4,3 milliards de francs (3,9 milliards d'euros) au moins, amenant notre base de coûts opérationnels absolue à moins de 18 milliards de francs d'ici 2018. Pour 2016, nous visons 1,7 milliard de francs d'économies", a dit Tidjane Thiam mercredi.

DE BONNES NOUVELLES SUR LA COLLECTE

Après avoir publié le mois dernier sa première perte nette annuelle depuis 2008, en raison d'une lourde charge pour dépréciation sur son segment de banque d'investissement, Credit Suisse avait déjà annoncé une première accélération de son programme de réductions de coûts, expliquant que plus d'un tiers des mesures prévues d'ici 2018 avaient déjà été mises en oeuvre, ce qui correspondait à 1,2 milliard de francs d'économies sur les 3,5 milliards prévus.

L'annonce faite mercredi porte à 6.000 le nombre total d'emplois détruits chez Credit Suisse.

L'action, qui a perdu plus d'un tiers de sa valeur depuis le début de l'année, gagnait un peu plus de 1,6% en début de matinée en Bourse de Zurich, alors que l'indice Stoxx européen du secteur bancaire abandonnait 0,11%.

Des coûts élevés, l'exposition à une situation d'illiquidité dans l'obligataire, "une activité de la clientèle historiquement basse" et des conditions de marché difficiles ont débouché sur les résultats décevants de la division Global Markets, a expliqué Tidjane Thiam.

"Dans ce contexte, nous avons pris immédiatement la décision de réduire les positions surnuméraires dans les activités n'entrant pas en conformité avec notre nouvelle stratégie et avons réduit systématiquement notre exposition", a-t-il expliqué.

Tidjane Thiam a ajouté que les dépréciations de Global Markets, qui représentaient 633 millions de dollars au quatrième trimestre 2015, avait diminué à 346 millions au premier trimestre, à la date du 16 mars 2016.

Ces dépréciations déboucheront sur une perte pour Global Markets au premier trimestre mais inférieure à celle du trimestre précédent.

Parmi les bons points du début d'année, Credit Suisse évoque une collecte nette de 3,6 milliards de francs depuis le début de l'année en Asie-Pacifique, de 7,1 milliards dans la gestion de fortune internationale et de 4,5 milliards dans la banque universelle suisse, dont la cotation partielle prévue en 2017 reste d'actualité si les conditions du marché le permettent.

(Michael Shields, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)

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