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Marché : Profit inférieur aux attentes pour JPMorgan à cause du trading

Marché : Le trading pèse sur le bénéfice de JPMorgan au 1er trimestreMarché : Le trading pèse sur le bénéfice de JPMorgan au 1er trimestre

par Tanya Agrawal et David Henry

(Reuters) - JPMorgan Chase a publié vendredi un bénéfice trimestriel en baisse de 19% sur un an et nettement inférieur aux attentes, lié au recul de ses activités sur les marchés, dans un contexte marqué par les inquiétudes sur la vigueur de la reprise économique et le débat sur l'évolution de la politique monétaire américaine.

Le numéro un du secteur bancaire aux Etats-Unis a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un bénéfice net de 5,27 milliards de dollars (3,79 milliards d'euros), soit 1,28 dollar par action, contre 6,53 milliards (1,59 dollar/action) sur la période correspondante l'an dernier.

Les analystes financiers attendaient en moyenne un bénéfice par action de 1,40 dollar. Les résultats publiés vendredi incluent, comme l'an dernier, des éléments exceptionnels.

L'action JPMorgan, qui a récemment atteint son plus haut niveau depuis 13 ans à 61 dollars, perdait 3,3% à 55,50 dollars dans les transactions en avant-Bourse après la publication des résultats.

Le directeur général, Jamie Dimon, cherche à améliorer la rentabilité de la banque après la chute de 16% de son bénéfice net en 2013, grevé par d'énormes frais de justice et d'adaptation aux nouvelles législations et régulations bancaires.

"Nous sommes de plus en plus confiants dans l'économie - la santé financière des consommateurs, des grands groupes et des moyennes entreprises s'améliore et l'immobilier est reparti sur la plupart des marchés", a-t-il déclaré dan un communiqué.

Le produit de l'activité "fixed-income" (marchés de taux) a chuté de 21% à 3,8 milliards au cours du trimestre au 31 mars, alors que le produit de ses activités sur les marchés d'actions diminuait de 3% à 1,3 milliard de dollars.

Certains investisseurs craignent que la banque ait perdu définitivement une sources importante de revenu sur les marchés obligataires à la suite des changements imposés par les autorités de régulation afin d'assainir le secteur bancaire.

FRAIS JURIDIQUES NON SIGNIFICATIFS

JPMorgan, la première des grandes banques américaines à publier ses comptes, a annoncé une baisse de 5% de ses frais généraux au premier trimestre, à 14,6 milliards.

Jamie Dimon veut maintenir les frais généraux hors coûts liés aux litiges à moins de 14,75 milliards de dollars en moyenne par trimestre, soit 59 milliards par an. Ces dépenses ont atteint 60 milliards de dollars en 2013.

Le produit net bancaire des activités de crédit hypothécaire de la banque est tombé à 114 millions de dollars au premier trimestre, en baisse de 559 millions par rapport à la même période de l'an dernier.

Les émissions de prêts immobilier ont chuté de 68% à 17 milliards sur un an et 27% par rapport au quatrième trimestre.

JPMorgan, la plus grande banque américaine par le montant de ses actifs, annonce un total des actifs à fin mars de 2.480 milliards de dollars, contre 2.420 milliards fin décembre.

Le ratio de levier supplémentaire, qui mesure les fonds propres sur le total des actifs, était à 5,1% fin mars.

Les autorités de régulation financière ont adopté mardi une réglementation imposant un ratio de fonds propres par rapport au total des actifs plus strict, à 6%, pour les huit plus grandes banques américaines.

JPMorgan a indiqué que ses frais juridiques avaient été non significatifs sur le trimestre, après avoir atteint 347 millions il y a un an et 847 millions au quatrième trimestre.

L'établissement s'est acquitté d'une vingtaine de milliards de dollars l'an passé pour régler divers contentieux devant les tribunaux.

JPMorgan a récemment ramené son objectif clé de rentabilité - le rendement des fonds propres tangibles ("tangible common equity") - dans une fourchette allant de 15 à 16% au lieu de 16% auparavant.

Ce ratio reflète avant tout la pression sur les marges des activités de banque d'investissement et de banque commerciale liée à la concurrence et à une régulation plus sévère.

Le revenu de la banque de détail, dont les opérations de cartes de crédit, a baissé de 10% à 10,46 milliards de dollars.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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