Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Probable rebond de la croissance américaine au 1er trimestre

Marché : Probable rebond de la croissance américaine au 1er trimestre

Marché : Probable rebond de la croissance américaine au 1er trimestreMarché : Probable rebond de la croissance américaine au 1er trimestre

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - La croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis s'est probablement accélérée au cours du premier trimestre 2013, en raison d'une hausse de la consommation qui représente deux tiers de l'économie américaine, mais cette embellie risque de rester provisoire.

Les économistes interrogés par Reuters s'attendent en moyenne à ce que le PIB du premier trimestre, publié vendredi à 12h30 GMT par le département du Commerce, ait augmenté de 3% en rythme annuel sur la période janvier-mars, après une modeste progression de 0,4% lors des trois derniers mois de 2012.

L'économie américaine a bénéficié d'une hausse de la consommation, qui est estimée à son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2011, et d'un rebond des stocks agricoles que la sécheresse de l'été dernier avait fortement diminués.

"C'est un bon début pour l'année, mais je ne pense pas que ce soit très représentatif", prévient Ryan Sweet, économiste chez Moody's Analytics. "Nous observons déjà des signes de ralentissement de l'économie."

Les ventes au détail ont baissé en mars de 0,4%, donnant à penser que la hausse automatique des prélèvements obligatoires intervenue en janvier, avec notamment des ponctions sur les bulletins de salaires, a eu plus d'effets que ce qui avait été initialement observé.

L'accumulation des stocks devrait de son côté faire gagner jusqu'à un point de croissance au PIB, après lui en avoir fait perdre 1,5 lors du précédent trimestre, mais les derniers chiffres en date sont là aussi décevants, faisant état d'une progression presque inexistante en février, à 0,1%.

Les économistes préviennent en revanche qu'il est trop tôt pour prendre en compte les effets des 85 milliards de dollars (65 milliards d'euros) de baisses automatiques des dépenses publiques, dites du "séquestre", entrées en vigueur le premier mars.

La croissance devrait aussi avoir bénéficié de la solidité du marché immobilier, même si la construction résidentielle a enregistré un ralentissement des dépenses au cours du premier trimestre 2013 par rapport aux trois précédents mois.

Parmi les points négatifs, la morosité des exportations a probablement affecté le PIB et les dépenses publiques se sont également affaiblies, mais à un niveau moindre que lors du précédent trimestre.

Julien Dury pour le service français, édité par Véronique Tison

Copyright © 2013 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...