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Marché : Première baisse du chômage en près de trois ans dans la zone euro

Marché : Baisse du chômage et hausse de l'inflation dans la zone euroMarché : Baisse du chômage et hausse de l'inflation dans la zone euro

par John O'Donnell et Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - Le taux de chômage a reculé en octobre pour la première fois depuis février 2011 dans la zone euro, où les prix à la consommation ont par ailleurs augmenté plus que prévu en novembre, selon deux statistiques publiées vendredi par Eurostat qui confortent le scénario d'une reprise de l'économie.

Le taux de chômage s'est établi à 12,1% de la population active en octobre, alors que les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé un taux inchangé par rapport à septembre, à 12,2%.

Au total, 19 millions de personnes se retrouvent sans travail dans la zone euro, caractérisée par de très grandes disparités, avec un taux de chômage limité à 5% en Autriche mais qui culmine à 27% en Grèce et en Espagne.

De son côté, l'inflation a remonté à 0,9% en rythme annuel en novembre contre +0,7% le mois dernier, une donnée qui devrait calmer les inquiétudes quant au risque de déflation au sein de la zone euro. Les économistes avaient anticipé une hausse de 0,8% des prix à la consommation.

LA BCE FACE À DE FORTES DIVERGENCES

Les données publiées par Eurostat n'ont guère fait réagir les Bourses européennes, toujours en très légère hausse à la mi-séance, dans des volumes étroits en raison de la fête de Thanksgiving aux Etats-Unis.

"C'est une bonne surprise, mais le marché du travail reste très déprimé. Il n'est pas sûr que cette légère amélioration de la situation fasse diminuer la pression pesant sur la Banque centrale européenne (BCE) (...) pour qu'elle prenne des mesures de soutien à une reprise fragile", a déclaré Jonathan Loynes, économiste chez Capital Economics.

Le point bas des prix à la consommation touché le mois dernier a conduit avec d'autres facteurs la Banque centrale européenne (BCE) à baisser son taux directeur.

Le poste énergétique a baissé en novembre, mais la hausse des prix alimentaires explique largement la remontée de l'inflation. Celle-ci reste encore éloignée de l'objectif de la BCE d'une augmentation des prix à la consommation légèrement en deçà de 2%.

L'existence ou non de risques déflationnistes est au coeur des débats sur la politique monétaire depuis quelques semaines, certains responsables voulant à tout prix éviter que la zone euro ne connaisse une baisse prolongée des prix, rappelant que ce phénomène a plombé l'économie japonaise pendant dix ans.

Mais, indépendamment du diagnostic, un éventuel remède concocté par la BCE n'aurait peut-être pas les effets désirés au vu des chemins divergents empruntés par les pays-membres de la zone, l'écart croissant des trajectoires économiques de l'Allemagne et de la France étant symptomatique de cet état de fait.

"C'est un problème majeur. Nous avons une monnaie unique, mais pas une économie unique", a noté Graham Bishop, conseiller auprès de la Commission européenne.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Joanny

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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