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Marché : Poursuite des discussions sur la dette aux Etats-Unis

Marché : Poursuite des discussions sur la dette aux Etats-UnisMarché : Poursuite des discussions sur la dette aux Etats-Unis

par Richard Cowan et Tim Reid

WASHINGTON (Reuters) - Aucun accord ne s'est dessiné jeudi soir à Washington au terme d'une réunion d'une heure trente à la Maison blanche entre le président Barack Obama et les responsables républicains sur l'impasse budgétaire et le relèvement du plafond de la dette, mais les deux parties ont annoncé qu'elles continuaient de discuter.

Les républicains, en tête desquels le président de la Chambre des représentants John Boehner, ont présenté à Barack Obama un plan préconisant un relèvement momentané du plafond de la dette, de manière à éviter au pays de faire défaut. Ils ont proposé aussi que soient nommés officiellement des négociateurs sur le problème de l'impasse budgétaire.

"C'était une conversation très responsable", a déclaré un élu républicain de la Chambre, Hal Rogers, qui a participé à la réunion. "Les deux parties ont dit faire preuve de bonne foi".

Le porte-parole de John Boehner a parlé quant à lui d'une "conversation utile et fructueuse".

Les mauvais sondages ont dû convaincre les républicains de faire un geste pour tenter de mettre fin à l'impasse, a déclaré un représentant républicain, James Lankford, jeudi soir sur CNN.

Le dernier sondage en date NBC-Wall Street Journal publié jeudi montre que l'opinion publique tient à 53% les républicains responsables du blocage actuel, tandis que 31% estiment que ce sont plutôt Barack Obama et les démocrates qui sont fautifs.

L'offre républicaine prévoit de relever le plafond de la dette pour quelques semaines et ne permettrait pas nécessairement la réouverture des services fédéraux "non essentiels" fermés depuis le 1er octobre en raison de l'impasse sur le budget. Un responsable républicain a cependant indiqué que les discussions en cours abordaient également la possibilité de leur réouverture.

Les deux parties comptaient continuer à discuter jeudi soir.

Un représentant républicain, Pete Sessions, a dit avoir bon espoir qu'un accord soit trouvé d'ici vendredi sur un projet de loi relatif à un relèvement du plafond de la dette mais portant aussi sur le budget.

Au cours des 15 heures à venir, la Maison blanche et les républicains de la Chambre des représentants vont s'employer à "définir des paramètres permettant de voir si nous pouvons progresser", a-t-il dit.

Si un progrès intervient, les deux camps s'efforceront de boucler un accord, peut-être vendredi.

A la Maison blanche, on déclarait prudemment jeudi soir qu'"après une discussion sur les voies qui s'offrent pour avancer, aucune décision concrète n'a été prise".

"Le président est désireux de poursuivre les avancées avec les membres des deux grands partis", a indiqué la Maison blanche dans un communiqué.

L'OBAMACARE N'EST PLUS AU COEUR DU PROBLEME

La réunion à la Maison blanche et les perspectives d'une sortie de l'impasse ont fait monter les indices boursiers américains jeudi soir. A la clôture, l'indice Dow Jones des 30 industrielles gagnait 323,03 points, soit 2,18%, à 15.126,01. Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, s'est adjugé de son côté 2,26%.

L'offre républicaine présentée jeudi marque une évolution de taille pour le Grand Old Party, qui avait espéré jusqu'alors utiliser la menace d'un défaut de la dette et le "shutdown" des services fédéraux non essentiels pour s'attaquer à la réforme de la santé (Obamacare) et obtenir de nouvelles réductions des dépenses publiques.

Ces objectifs demeurent, mais l'offre républicaine a le mérite de repousser la menace d'un défaut de la dette américaine bien au-delà de la date du 17 octobre, peut-être à la mi-novembre ou à la fin novembre.

Cela donnerait davantage de temps aux républicains pour chercher à obtenir des baisses des dépenses, des concessions sur l'application de la réforme de la santé et autres mesures qu'ils jugent nécessaires pour maintenir la dette publique à un niveau gérable.

La crise a débuté fin septembre quand les républicains ont conditionné l'adoption du budget pour la nouvelle année fiscale à un report d'un an du financement de l'Obamacare, grande réforme du premier mandat d'Obama.

Pour la première fois depuis le début du "shutdown" voici 10 jours, des responsables parlementaires des deux grands partis ont prédit une sortie de l'impasse sans que l'un des camps puisse clamer victoire.

"Ça va marcher", a estimé un représentant républicain, John Mica.

De nombreux obstacles demeurent cependant, et Barack Obama a fait savoir qu'il ne négocierait pas tant que les républicains n'accepteraient pas de rouvrir les services fédéraux et ne lèveraient pas la menace d'un défaut sur la dette.

Avec Richard Cowan et Mark Felsenthal à Washington; Eric Faye pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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