Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Plus fort recul du chômage depuis septembre 2000

Marché : Plus fort recul du chômage depuis septembre 2000

Marché : Baisse de 1,7% du chômage en mars en FranceMarché : Baisse de 1,7% du chômage en mars en France

Paris (Reuters) - Le chômage a reculé de 1,7% en mars en France, sa plus forte baisse depuis septembre 2000, mais cette diminution du nombre de chômeurs n'exerçant aucune activité s'accompagne d'une nette hausse de ceux exerçant une activité réduite, selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Travail.

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) s'est contracté de 1,7% sur un mois, à 3.531.000, soit 60.000 personnes de moins qu'à fin février. Un recul d'une telle ampleur est inédit depuis septembre 2000.

En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi n'a diminué que de 0,2%, soit 8.700 personnes de moins qu'en février, à 5.454.100 (5.767.700 en incluant les départements d'Outre-mer, également en recul de 0,2%).

Ces deux catégories ont en effet vu leurs effectifs progresser de 2,7% sur un mois en mars pour atteindre de nouveaux records, avec un cumul de 1.923.100 personnes (+51.300).

Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 0,5% pour la catégorie A et affiche une hausse de 3,0% en prenant en compte les catégories B et C.

TENDANCE BAISSIÈRE

En février, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A avait atteint un nouveau record sous l'effet d'une progression de 1,1%, avec une augmentation de 0,1% pour les catégories A, B et C.

Depuis l'été dernier, le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A a connu une alternance de hausses et de baisses dans une fourchette étroite suggérant une amorce de stabilisation.

La ministre du Travail Myriam El Khomri, qui préfère s'attacher à une évolution trimestrielle plus révélatrice de la tendance, a salué dans un communiqué "la première baisse trimestrielle significative depuis le dernier épisode de reprise de 2010-2011" en soulignant que le nombre de demandeurs d'emploi sans activité avait diminué de 50.000 (-1,4%) depuis le début de l'année.

A une semaine du début de l'examen par les députés de son projet de réforme du Code du travail, ces chiffres sont venus alimenter le débat.

Le Medef, qui a été déçu par les changements visant à apaiser la contestation des organisations de jeunesse et de certains syndicats de salariés, a salué dans un communiqué la baisse du chômage et a de nouveau réclamé un retour au texte initial.

De son côté, la CFDT estime que la baisse tendancielle du chômage est "insuffisante pour bénéficier à tous" et que "l'assurance chômage reste donc plus que jamais un revenu de remplacement indispensable."

Alors que le Medef a menacé la semaine dernière de se retirer des négociations sur l'assurance chômage si le gouvernement ne revenait pas à la version originelle du projet de loi, la CFDT déclare que "le patronat doit faire face à ses responsabilités (...) cesser son chantage et s'engager pleinement dans la négociation".

REPLI POUR LES JEUNES

Le syndicat réformiste a validé les rectifications apportées par le gouvernement et ne participe pas à la journée de mobilisation de jeudi contre la loi Travail.

Par tranche d'âge, pour les trois catégories A, B et C, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,4% chez les moins de 25 ans, reculé de 0,2% pour les 25-49 ans mais progressé de 0,1% chez les 50 ans et plus sur le mois.

Sur un an, le repli s'élève à 2,9% pour les jeunes mais la tranche des 25-49 ans enregistre une hausse de 2,7% et les seniors connaissent une progression de 7,7%.

Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, s'est stabilisé en mars, à 2.483.600, mais augmente de 0,6% sur le trimestre et de 7,5% sur un an.

Sur les trois mois à fin mars, les entrées à Pôle Emploi dans les catégories A, B et C ont augmenté 0,4% par rapport au trimestre précédent (+1,6% sur un an), notamment sous l'effet d'un bond des premières entrées (+16,5%).

Les sorties ont enregistré dans le même temps et sur le même périmètre une progression de 5,1% sur trois mois (+8,9% sur un an), avec en particulier une nette augmentation des cessations d'inscription pour défaut d'actualisation (+8,3%) et entrée en stage (+9,3%).

(Myriam Rivet, Leigh Thomas et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...