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Marché : Pfizer part à Londres plaider sa cause sur AstraZeneca

Marché : Pfizer part à Londres plaider sa cause sur AstraZenecaMarché : Pfizer part à Londres plaider sa cause sur AstraZeneca

LONDRES (Reuters) - Ian Read, le directeur général de Pfizer, s'est rendu à Londres mardi pour présenter son projet d'OPA de 100 milliards de dollars sur AstraZeneca au gouvernement britannique et l'exhorter à ne pas y faire obstacle.

Jusqu'à présent Londres est resté neutre sur ce dossier, notamment parce que Pfizer n'a pas encore soumis d'offre ferme, mais en coulisses le gouvernement invite chaudement le pharmacien américain à s'abstenir de tout coupe claire dans les départements de recherche, ont dit des sources industrielles.

Un porte-parole de Pfizer a dit, sans autres précisions, que Read rencontrerait plusieurs "actionnaires" en Grande-Bretagne. Selon une personne au fait de la situation, Read s'est également rendu au ministère des Finances.

Les syndicats, le parti d'opposition Labour et certains scientifiques ont déjà exprimé leurs craintes vis-à-vis d'une éventuelle OPA sur le deuxième laboratoire pharmaceutique britannique qui emploie sur place près de 7.000 personnes.

Le rachat d'AstraZeneca serait la plus grosse acquisition d'une société britannique jamais réalisée.

Si Pfizer insiste sur le fait qu'il considère la Grande-Bretagne comme un lieu attrayant à la fois pour la recherche et la production pharmaceutique, il affirme aussi qu'il ne peut prendre aucun engagement ferme sur l'avenir pour ce qui concerne l'investissement ou l'emploi.

Certains scientifiques se souviennent que Pfizer a fermé voici trois ans un grand centre de recherche à Sandwich, dans le sud de l'Angleterre, où le Viagra fut inventé, avec la perte de près de 2.000 emplois.

Mais aux Etats-Unis-même, Pfizer n'est pas à l'abri des retombées politiques, en raison de ses projets fiscaux. Le groupe américain veut fusionner les deux sociétés en une holding de droit britannique, tout en gardant son siège social opérationnel à New York, ce qui aurait pour effet de le soumettre au régime fiscal britannique.

Sur le plan financier, les investisseurs pensent que Pfizer devra porter son offre à plus de 105 milliards de dollars et augmenter la part du cash pour l'emporter.

(Ben Hirschler, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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