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Marché : Petits pas vers une candidature de Moscovici à l'Eurogroupe

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PARIS (Reuters) - La France avance prudemment sur le chemin d'une candidature de son ministre des Finances, Pierre Moscovici, à la présidence de l'Eurogroupe, que Jean-Claude Juncker souhaite bientôt quitter.

"Respectons les rythmes, les procédures et les hommes", déclare Pierre Moscovici vendredi dans un communiqué, une façon d'éviter de se mettre en première ligne d'une compétition où les spécialistes soulignent qu'il n'y a que des coups à prendre.

L'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro, est un des principaux forum de coordination des politiques économiques, un instrument essentiel dans une zone monétaire en crise.

Jean-Claude Juncker occupe le poste depuis sa création en 2005, et a déclaré vouloir passer le témoin fin 2012 ou début 2013.

"Jean-Claude Juncker a créé la fonction de président de l'Eurogroupe, qu'il occupe avec talent. Son remplacement, le moment venu, devra faire l'objet d'une réflexion collective", poursuit le ministre français des Finances. "La France, et Pierre Moscovici lui-même, y prendront toute leur part."

Dans son entourage, on soulignait vendredi que le sujet serait probablement discuté à l'Eurogroupe du 12 décembre.

"Il ne s'agit pas d'une démarche individuelle mais collective", a insisté une source proche de Pierre Moscovici.

Le communiqué du ministre français fait suite à une déclaration qui pouvait laisser penser qu'il n'était pas intéressé par la présidence.

"Je ne suis pas candidat", a-t-il dit vendredi matin sur RMC et BFM TV. Prié de dire s'il pourrait être choisi, il avait ajouté : "Je ne crois pas."

Dans l'entourage du ministre, on a précisé que ces propos signifiaient que Pierre Moscovici n'est pas candidat "aujourd'hui", la question étant prématurée puisque le processus de sélection n'a pas encore commencé.

Selon un diplomate européen, "dans ce moment sensible, nous avons besoin de quelqu'un qui puisse réconcilier les différences de point de vue entre la France et l'Allemagne". "Il est peu probable que cela puisse être le ministre allemand des Finances ou le français."

Paris et Berlin divergent sur plusieurs sujets majeurs liés à l'intégration européenne, dont la supervision bancaire intégrée et le projet à plus long terme des euro-obligations.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a été considéré comme un des principaux candidats à la succession de Jean-Claude Juncker. Mais des diplomates estiment que l'intransigeance allemande envers les pays en difficulté de la zone euro a bouché cette perspective.

Si le choix se portait sur une personnalité qui n'est pas ministre des Finances, une piste évoquée par un porte-parole du ministère allemand des Finances, au moins deux personnalités pourraient entrer dans le jeu : le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen et le président du conseil européen Herman Van Rompuy.

Jean-Baptiste Vey, avec Paul Taylor, édité par Yves Clarisse

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