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Marché : Petite reprise de l'euro/dollar jeudi midi

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(CercleFinance.com) - Sur le marché des changes ce midi, la monnaie unique européenne se reprenait mollement après deux séances de baisses. Le conseil européen qui s'ouvre aujourd'hui incite cependant à l'attentisme. Jeudi midi vers 12 heures, l'euro regagnait ainsi 0,17% à 1,3030 dollar.

L'euro gagne aussi 0,53% contre le yen à 127,78, 0,35% face au sterling à 0,8523 et 0,35% contre le franc suisse à 1,2308.

Hier en séance, l'euro/dollar a terminé en baisse de 0,57% à 1,3009, non sans marquer un point bas sous les 1,30 dollar à 1,2985. Et pourtant, la 3ème estimation du PIB américain pour le 1er trimestre s'est soldée par une croissance de 1,8% sur la période, soit bien en deçà de l'estimation précédente (2,4%) que le marché s'attendait à voir confirmée.

Les analystes d'Aurel BGC expliquent cet abaissement “par des révisions en forte baisse de l'investissement des entreprises ainsi que des exportations et, de manière plus modéré, de la consommation des ménages.” Et les spécialistes d'Aurel BGC de poursuivre : “le PIB du premier trimestre confirme, selon nous, le faible impact du 'QE' sur l'économie réelle.”

Cette statistique n'aide pas les cambistes à tirer les conclusions des dernières déclarations de la Fed à l'issue FOMC : le patron de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a annoncé une réduction des rachats d'actifs d'ici la fin de l'année et leur arrêt total mi-2014. Mais à une condition de taille : que les indicateurs économiques restent bien orientés.

“Ces chiffres décevants contrastent avec l'optimisme de la Fed sur l'amélioration de l'économie et le fait qu'elle dépende des données économiques. Ils ont poussé les investisseurs à conclure que l'institution monétaire ne se précipitera pas, du moins pour le moment, à mettre un terme à son programme de stimulus”, renchérit RTFX.

Et pourtant, le dollar a continué à s'apprécier hier après la croissance décevante du T1. En effet, “à court terme, les investisseurs se sont réjouis de ce chiffre, laissant espérer un prolongement dans le temps du 'QE', il souligne aussi l'impact mitigé de cette politique monétaire du Fed sur la croissance”, estime Aurel BGC.

Une certaine dispersion des opinions reste cependant de mise. Certains analystes, comme Société Générale, ne changent pas leurs prévisions : selon la banque rouge et noire, la Fed commencera bien à réduire les rachats d'actifs obligataires de ses QE dès septembre, et les taux longs américains seront plus élevés en fin d'année qu'ils ne le sont actuellement.

Société Générale maintient donc son opinion haussière sur le dollar étant donné le contraste entre la nouvelle position plutôt 'dure' de la Fed et celles, bien plus souples, de la BCE, de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Japon.

Du côté européen, “dans la nuit, les ministres européens des Finances sont parvenus à un accord sur le financement des banques en faillite. Cet accord stipule que la facture qui devra être payée lorsqu'une banque doit être restructurée ou liquidée le sera par les actionnaires, les créanciers, les détenteurs d'obligations et en dernier ressort par les déposants, au-delà de 100.000 euros, ce qui évitera de faire payer le contribuable mais surtout, ce qui créera une homogénéité face aux problèmes rencontrés par les banques” note RTFX. '

Une bonne nouvelle pour Arnaud Poutier, d'IG, selon qui cet accord “permet d'envisager l'opérationnalité de l'Union bancaire européenne à un terme raisonnable. C'est un grand pas pour l'Europe, qui permet de renforcer la stabilité financière de tout le système bancaire européen', explique-t-il.

Mais c'est surtout le sommet du conseil européen qui s'ouvre aujourd'hui et se terminera demain qui retient sera scruté par les investisseurs.

De ce côté de l'Atlantique, on a appris ce matin que le nombre de chômeurs en Allemagne a diminué de 12.000 au mois de juin, à 2,94 millions, alors que le consensus tablait sur une hausse de 8.000. Le taux de chômage correspondant est resté stable à 6,8%.

'Cette baisse surprise peut s'expliquer par un effet de rattrapage de la faible performance du mois précédent, quand le nombre de chômeurs avait progressé contre toute attente du fait de conditions climatiques encore mauvaises', indique cependant Natixis.

En attendant, les cambistes prendront connaissance, cet après-midi en provenance des Etats-Unis, des dépenses et des revenus des ménages en mai et des inscriptions aux allocations chômage, puis des promesses de ventes de logements pour mai.


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