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Marché : Parisot veut des réformes fortes pour "invalider" Moody's

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PARIS (Reuters) - La présidente du Medef, Laurence Parisot, a souhaité mardi des réformes décisives en France pour "invalider" la dégradation de la note souveraine du pays par l'agence de notation Moody's.

Lors d'une conférence de presse, elle a estimé que cette dégradation d'un cran, de Aaa à Aa1, faisait écho aux alarmes lancées par les chefs d'entreprise depuis des mois.

Elle a pressé le gouvernement de mettre en oeuvre le crédit d'impôt du plan de compétitivité dès le 1er janvier 2013 et de revoir la réforme des plus-values de cessions mobilières examinée au Parlement dans le cadre de la loi de finances. Et elle a souhaité que le marché du travail soit plus flexible.

Sur les plus-values, "nous n'allons pas relâcher la pression ni l'explication : il n'y a pas un pays au monde qui a un dispositif de fiscalité sur la cession d'actions comparable à celui que le Sénat va débattre à partir de jeudi !", a déploré la dirigeante patronale, en prédisant des dommages importants pour les entreprises françaises si le texte est appliqué.

La dégradation de la note française "confirme malheureusement tous les cris d'alarme que j'ai poussés depuis des semaines, des mois même. Et je pense, et je ne m'en réjouis pas, que tous ceux qui ont suivi mes déclarations depuis un certain temps ne peuvent pas être surpris par cette position de l'agence de notation Moody's", a-t-elle ajouté.

"Il est évident que cette dégradation, faisant suite à celle prononcée par Standard and Poor's en janvier, fait peser sur nous tous une pression particulière, plus forte encore que celle nous avions déjà sur nos épaules", a-t-elle dit, citant le gouvernement et tous les partenaires sociaux, qui sont engagés dans une négociation difficile sur la "sécurisation de l'emploi".

Laurence Parisot a appelé de ses voeux "des réformes plus profondes encore, des réformes décisives, car le but doit être que très vite cette note donnée par Moody's ou Standard and Poor's soit invalidée. Le but doit être que très vite nos entreprises retrouvent une situation de santé économique et qu'ainsi elles soient en mesure de créer des emplois."

MENACE

La négociation sur la sécurisation de l'emploi reprendra le 30 novembre. Les positions des syndicats et des organisations patronales sont apparues éloignées lors de la séance et Laurence Parisot a souhaité mardi que soit levé en France le tabou de la "flexibilité".

"Un échec de la négociation sur le marché du travail peut être très mal interprétée par les marchés", a-t-elle averti.

"Nous ne signerons pas d'accord si du côté des organisations syndicales, il n'y a pas une acceptation des principes que nous mettons derrière la notion de flexibilité", a-t-elle poursuivi, citant en particulier la réduction de l'aléa judiciaire qui pèse sur les entreprises dans ce domaine.

François Hollande a exhorté les partenaires sociaux à trouver un "compromis historique" et leur a donné jusqu'à la fin de l'année pour y parvenir, faute de quoi le gouvernement présentera lui-même sa réforme, ce qu'il préférerait éviter.

Plusieurs syndicats ont demandé plus de temps, certains appelant au passage le gouvernement à les laisser travailler en paix.

La mise en oeuvre du crédit d'impôt du plan de compétitivité doit avoir lieu le 1er janvier, "ce serait une terrible déception pour nous si ça n'était pas le cas", a ajouté Laurence Parisot, en refusant par avance toute conditionnalité ou structure technique en "biseau" de cette mesure.

Elle s'est dite "scandalisée" par la hausse de la Contribution foncière des entreprises (CFE) et par celle du versement transport demandé aux entreprises.

La suppression de la taxe professionnelle décidée par Nicolas Sarkozy a été compensée par la création de nouvelles taxes comme la CFE, levée directement par les communes.

Reçus lundi par le Premier ministre, les dirigeants des organisations patronales ont indiqué que si le gouvernement n'avait pas l'autorité pour fixer le taux de cet impôt, Jean-Marc Ayrault avait accepté de se saisir de ce sujet et de relayer leur message au niveau local. ()

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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