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Marché : Paris veut une ligne de "swap" de devises avec la Chine

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PÉKIN (Reuters) - La France veut mettre en place une ligne de "swap" de devises avec la Chine pour faire de Paris une importante place financière pour les transactions en yuan en Europe, en concurrence avec Londres, selon des propos du gouverneur de la Banque de France Christian Noyer rapportés par China Daily.

Les dépôts bancaires en yuan à Paris s'élèvent à 10 milliards de yuans (1,23 milliard d'euros), ce qui place la capitale française au second rang en Europe, derrière Londres.

Presque 10% des échanges franco-chinois se font en yuan, également appelé renminbi ou RMB, montrent des statistiques françaises reprises par le quotidien officiel chinois.

"La Banque de France travaille à développer un système assurant la liquidité du RMB en zone euro et envisage dans ce but un accord de "swap" de devises avec la Banque populaire de Chine", a dit Christian Noyer au journal de langue anglaise.

L'internationalisation du yuan et la coopération financière bilatérale seront à l'ordre du jour de la visite de François Hollande en Chine prévue ce mois-ci, a ajouté le journal.

Ce projet de ligne de "swap" de devises, sur le modèle de celles existants pour le dollar, l'euro ou le yen, serait le dernier en date d'une série d'accords bilatéraux signés par la Chine ces trois dernières années dans le but de promouvoir le commerce et l'investissement en yuan au niveau international.

Il fait suite à un accord similaire récemment avec la Banque d'Angleterre pour la mise en place d'une ligne de "swap" yuan-sterling, alors que la devise chinoise commence à émerger comme monnaie de réserve.

Christian Noyer a dit que Paris oeuvrait au renforcement de sa position sur les marchés des obligations d'entreprises et des titres de dette négociable à court terme, ainsi que l'infrastructure associée, pour promouvoir l'usage du yuan.

En 2011 et 2012, le montant total des obligations "offshore" en yuan émises par des entreprises françaises a été de près de sept milliards de yuans, deux fois plus que celui de leurs concurrentes britanniques, selon Paris Europlace, chargée de promouvoir Paris comme place financière internationale.

Les dirigeants européens et américains font pression depuis des années pour que Pékin ouvre le yuan au marché international, soulignant que la faiblesse de la devise chinoise est un élément clé des déséquilibres au niveau de l'économie mondiale.

Toutefois, l'administration Obama, tout en déclarant que la devise chinoise restait "significativement sous-évaluée", s'est encore une fois abstenue vendredi dernier de qualifier Pékin de "manipulateur de devise".

Langi Chiang and Ben Blanchard, Juliette Rouillon pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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