Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Londres pas hostile à Pfizer mais veut des assurances

Marché : Londres pas hostile à Pfizer mais veut des assurances

Marché : Londres pas hostile à Pfizer mais veut des assurancesMarché : Londres pas hostile à Pfizer mais veut des assurances

LONDRES (Reuters) - Londres n'est pas hostile à l'offre du géant américain de la pharmacie Pfizer sur son concurrent britannique AstraZeneca mais veut des assurances sur l'emploi et la recherche scientifique, a déclaré le ministre britannique des Finances, George Osborne.

Pfizer, qui a porté son offre à 106 milliards de dollars (76,6 milliards d'euros) après avoir essuyé plusieurs refus de la part d'AstraZeneca, pourrait présenter cette semaine une nouvelle proposition revue à la hausse.

Le gouvernement britannique ne ferme pas la porte mais reste vigilant.

Il serait "extraordinaire" que Londres ne se préoccupe pas de ce projet de fusion, a déclaré samedi George Osborne à la BBC.

"Nous sommes une économie ouverte et nous en bénéficions mais l'intérêt économique national quand il s'agit d'une acquisition majeure comme celle-ci est qui va s'occuper de la recherche, des emplois et de la production", a-t-il dit.

Pfizer réfléchit à la possibilité de présenter une nouvelle offre avant les auditions, prévues mardi et mercredi, des dirigeants des deux groupes par les parlementaires britanniques.

Au-delà de la classe politique britannique, des voix se sont élevées aux Etats-Unis contre l'offre du groupe américain, de récentes acquisitions de Pfizer s'étant soldées par des suppressions d'emploi.

Deux gouverneurs américains, Martin O'Malley (Maryland) et Jack Markell (Delaware), ont fait part de leurs "profondes inquiétudes" dans une lettre adressée vendredi au PDG de Pfizer, Ian Read. AstraZeneca emploie 5.700 personnes dans ces deux Etats.

Beaucoup, côté américain, redoutent de voir la promesse faite à Londres que le groupe issu de la fusion maintiendra en Grande-Bretagne 20% de ses équipes de recherche être tenue au détriment de l'emploi aux Etats-Unis.

Les mêmes craintes agitent la Suède où Pfizer a établi un précédent fâcheux avec l'acquisition en 2002 du groupe Pharmacia : le Premier ministre, Fredrik Reinfeldt, a dit redouter des pertes d'emplois dans le pays si le nouveau projet de l'américain aboutissait

(Ben Hirschler, Patrick Vignal pour le service français)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...