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Marché : Londres met en vente sa participation de 40% dans Eurostar

Marché : Londres met en vente sa participation de 40% dans EurostarMarché : Londres met en vente sa participation de 40% dans Eurostar

WASHINGTON (Reuters) - Le gouvernement britannique envisage de vendre sa participation de 40% dans Eurostar, la liaison ferroviaire à grande vitesse entre la Grande-Bretagne et le continent européen, a annoncé dimanche soir le ministre des Finances.

George Osborne a invité les potentiels acheteurs à transmettre leurs manifestations d'intérêts d'ici au 31 octobre et, si les offres sont assez élevées, l'accord pourrait être finalisé au premier trimestre 2015.

Cette vente, dont des sources avaient estimé en mars qu'elle pourrait rapporter environ 300 millions de livres (381 millions d'euros) l'Etat, s'inscrit dans le cadre de la volonté de Londres de céder 20 milliards de livres d'actifs entre 2014 et 2020.

"Je suis déterminé à avancer pour réformer l'économie britannique et nous attaquer à notre dette", a déclaré George Osborne dans un communiqué.

"Le produit de la vente sera une contribution importante à la réduction de la dette publique", a ajouté le ministre, actuellement aux Etats-Unis.

Le gouvernement britannique a mandaté la banque d'investissement UBS pour la vente, qui a suscité le plus d'intérêt de la part de fonds de pension, de fonds d'investissement spécialisés dans les infrastructures et de caisses d'assurance.

Les autres actionnaires d'Eurostar sont la SNCF française, avec 55%, et l'Etat belge, qui détient le solde de 5%.

Ces actionnaires ont décidé de ne pas faire d'offre, selon une source proche du dossier.

Si l'opération aboutit, ce sera la première fois qu'une part du capital d'Eurostar, qui a transporté 145 millions de passagers depuis sa mise en service en 1994, passe entre les mains du secteur privé.

En 2013 Eurostar a versé un dividende de 18,6 millions de livres, dont 7,4 millions au gouvernement britannique.

Le gouvernement du conservateur David Cameron a privatisé en 2013 le groupe postal Royal Mail, levant deux milliards de livres. L'opération a provoqué de nombreuses critiques, principalement en raison de son prix jugé trop bas.

(Randall Palmer, Mathilde Gardin pour le service français, édité par Benoît van Overstraeten)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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