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Marché : Les Français restent plus riches que les Allemands

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PARIS (Reuters) - La position de la France dans le palmarès mondial de la richesse financière des ménages s'est dégradée au risque d'entretenir un sentiment de déclassement mais elle reste devant l'Allemagne.

Avec des actifs financiers nets de 53.430 euros par habitant, la France se situe au 16e rang du palmarès mondial établi dans le Global Wealth Report publié mercredi par la compagnie d'assurance allemande Allianz, sur la base de chiffres à fin 2015. Elle pointait au 9e rang en 2000.

L'Allemagne occupe quant à elle le dix-huitième rang, comme au début des années 2000, avec des actifs nets de 47.680 euros par habitant.

En termes d'actifs financiers bruts, la France se situe au 17e rang dans le Top 20 avec 75.610 euros par habitant, contre le douzième en 2000, et l'Allemagne au vingtième rang (67.980 euros par habitant) contre le quinzième.

En France, les actifs financiers bruts ont progressé de 4,9% en 2015 et les actifs financiers nets de 5,5%, tous augmentant plus vite que l'année précédente et que la moyenne européenne en raison à la fois de la valorisation des actifs et de l'effort d'épargne qui s'est notamment traduit par un gonflement de l'encours des dépôts bancaires.

LA FRANCE, UN EXEMPLE POUR L'ALLEMAGNE

Les ménages français ont mieux résisté que leurs homologues allemands aux conséquences de la politique monétaire ultra-accommodante de la Banque centrale européenne qui a déprimé les rendements obligataires, souligne Allianz.

Au cours des quatre dernières années, la rentabilité de leurs actifs financiers a atteint 3,6% contre 2,3% en Allemagne, relève l'étude.

"Il est temps que les Allemands suivent l'exemple de la France", a dit Michael Heise, économiste en chef d'Allianz en commentant les résultats de l'étude et pointant l'attirance des ménages d'outre-Rhin pour les Bunds, les obligations d'Etat allemandes qui présentent un rendement proche de zéro voire négatif.

L'étude relève aussi qu'avec une part inférieure à 30%, les dépôts bancaires ne jouent qu'un rôle mineur dans la structure des portefeuilles des ménages français alors qu'elle tourne autour de 40% en Allemagne.

Cette septième édition du Global Wealth Report qui étudie les actifs et passifs des ménages dans plus de 50 pays fait ressortir un net ralentissement de la croissance de leurs actifs financiers globaux qui, à 4,9% en 2015, n'a guère dépassé la croissance nominale de l'activité économique.

Au cours des trois années précédentes, elle avait été pratiquement deux fois plus rapide avec une moyenne de 9%.

"Le développement des actifs financiers a atteint un seuil critique et il semble évident que la politique monétaire est en train de perdre de son influence même sur le prix des actifs", a dit Michael Heise.

PAYS DÉVELOPPÉS : CLASSE MOYENNE EN RECUL

Le ralentissement de la croissance des actifs financiers a particulièrement touché l'Europe, les Etats-Unis et le Japon, l'Asie hors Japon enregistrant toutefois une progression très soutenue des actifs financiers des ménages (+14,8%).

Sur le total des actifs financiers s'élevant à 155.000 milliards d'euros, l'Asie hors Japon représentait 18,5% en 2015, soit plus de trois fois plus qu'en 2000, et dépasse désormais largement la part de la zone euro (14,2%).

La réussite des pays émergents, en particulier de la Chine, a permis de créer une nouvelle classe moyenne dans le monde, qu'Allianz définit comme les personnes possédant entre 7.000 et 42.000 euros d'actifs nets.

En termes de nombre de personnes, la classe moyenne ainsi définie a plus que doublé pour atteindre un milliard de personnes.

"La proportion des actifs totaux détenus par cette catégorie a aussi progressé de manière significative en atteignant 18% fin 2015, soit trois fois le chiffre enregistré en 2000", note l'étude.

"La classe moyenne dans sa globalité ne s'est pas seulement agrandie, elle s'est également considérablement enrichie."

Dans environ un tiers des pays étudiés, la classe moyenne diminue et participe de moins en moins à la richesse mondiale, montre toutefois le Global Wealth Report.

Cette tendance existe en particulier dans les pays industrialisés traditionnels comme les Etats-Unis, le Japon et le Royaume-Uni mais aussi dans ceux qui ont subi la crise de la zone euro comme l'Irlande, la Grèce ou l'Italie.

Le rapport note aussi que la catégorie patrimoniale supérieure, dont les actifs financiers nets dépassent 42.000 euros, s'est réduite à l'échelle globale en termes de part de la population et d'actifs financiers. Il ajoute toutefois que cette tendance ne concerne pas le décile de la population la plus aisée.

"De plus en plus de personnes participent à la richesse moyenne tandis que le haut de la pyramide s'en éloigne de plus en plus", résume l'étude.

(Marc Joanny, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

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