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Marché : Les Bourses chinoises rechutent au plus bas depuis 14 mois

Marché : Les Bourses chinoises terminent en baisse de plus de 6%Marché : Les Bourses chinoises terminent en baisse de plus de 6%

par Samuel Shen et Pete Sweeney

SHANGHAI (Reuters) - Les marchés actions chinois ont terminé en baisse de plus de 6% mardi, sous le coup d'un mouvement de ventes panique en fin de séance déclenché par la nouvelle glissade des cours du pétrole, qui a ravivé les inquiétudes des investisseurs sur la croissance mondiale.

L'indice CSI300 des valeurs vedettes des Bourses de Shanghai et Shenzhen a perdu 6,02% à 2.940,51 points en clôture et l'indice composite de Shanghai a reculé de 6,38% à 2.751,03 points, son plus bas niveau depuis le 2 décembre 2014. Le recul des deux indices était limité à 2% vers la mi-séance.

Cette chute porte à 21,2% la baisse de l'indice CSI300 depuis le début de l'année, après une hausse de 5,6% en 2015 et un bond 51,7% en 2014. Le repli de l'indice composite de Shanghai est de 22,3% sur la période (après +9,4% et +52,9% respectivement sur les deux années précédentes).

Le cours du baril de brut est repassé sous les 30 dollars mardi, près de ses plus bas niveaux en 12 ans touchés la semaine dernière, mettant fin à un rebond qui n'aura duré que deux séances à Wall Street et en Europe.

Les volumes sur les Bourses chinoises restent néanmoins très limités. De nombreux investisseurs avaient déjà perdu de l'intérêt pour le marché actions à la suite de l'effondrement de 40% des cours l'été dernier, provoqué par une dépréciation brutale du yuan.

"Nous avons assisté à un nouveau mouvement de panique", note Yang Hai, analyste chez Kaiyuan Securities. "Aucune bonne nouvelle n'est attendue pour le moment et les investisseurs sont touchés par le sentiment général d'aversion au risque."

LE YUAN INQUIÈTE TOUJOURS

Les intervenants restent également préoccupés par le yuan, malgré les déclarations des autorités chinoises assurant qu'elles n'ont pas l'intention de procéder à de nouvelles dépréciations de la devise pour en tirer avantage sur le marché mondial.

Sur le marché spot, la monnaie chinoise s'échangeait à 6,5796 pour un dollar, tout près de son cours de clôture de lundi, et sur le marché "offshore", il s'affichait à -0,6% du spot "onshore" à 6,594 pour un dollar, en léger retrait.

La Banque populaire de Chine a secoué les marchés financiers internationaux par deux fois au cours des six derniers mois en permettant une forte et subite baisse de la devise chinoise, avant d'intervenir massivement pour la stabiliser.

Tokyo et Pékin ont annoncé mardi qu'ils cherchaient à créer un nouveau cadre de discussions sur les moyens de coordonner leurs politiques économiques, y compris sur les mesures à prendre pour stabiliser le yuan, selon le Nikkei.

Dans ce contexte de tensions, le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste chinois, est même intervenu mardi pour avertir le milliardaire George Soros de ne pas parier sur la baisse du yuan, ni sur celle du dollar de Hong Kong.

"Le défi lancé par Soros au renminbi (autre appellation du yuan, ndlr) et au dollar de Hong Kong ne réussira pas, cela ne fait aucun doute", affirme un éditorial de l'édition internationale du Quotidien du peuple.

George Soros, surnommé "l'homme qui fit sauter la Banque d'Angleterre" après avoir gagné plus d'un milliard de dollars en vendant la livre sterling à découvert en 1992, a fait savoir qu'il pariait contre le S&P 500, les pays producteurs de matières premières et les devises asiatiques, sans toutefois mentionner spécifiquement le yuan, ni le dollar de Hong Kong.

La banque centrale chinoise fournit par ailleurs des liquidités abondantes à son système bancaire pour éviter une crise de liquidités avant les fêtes du Nouvel An chinois début février. Les traders ont rapporté mardi que la banque injecterait 440 milliards de yuans (61,66 milliards d'euros) sur le marché monétaire, la plus grosse injection quotidienne depuis trois ans.

La période précédant le Nouvel An chinois est traditionnellement marquée par un accroissement de la volatilité.

(Samuel Shen et Pete Sweeney, Benoît Van Overstraeten et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)

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