Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Léger tassement mais bon trimestre en vue pour la zone euro

Marché : Léger tassement mais bon trimestre en vue pour la zone euro

Marché : L'inflation de novembre en zone euro revue en hausse à +0,2%Marché : L'inflation de novembre en zone euro revue en hausse à +0,2%

par Jonathan Cable

LONDRES (Reuters) - Les entreprises de la zone euro s'orientent vers leur meilleur trimestre en quatre ans et demi même si celles des économies les plus puissantes de la région ralentissent un peu en cette fin d'année, montrent les résultats préliminaires des enquêtes Markit auprès des directeurs d'achat publiés mercredi.

Ces données alimentent le débat sur la pertinence de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la part de la Banque centrale européenne (BCE), dont le programme de rachats massifs de dette du secteur public s'avère pour l'instant incapable à faire repartir l'inflation.

Les prix à la consommation ont ainsi augmenté de seulement 0,2% en rythme annuel en novembre, soit bien loin de l'objectif de la BCE d'une inflation très légèrement inférieure à 2%, montrent les données définitives publiées mercredi par Eurostat.

Les indices PMI publiés mercredi suggèrent une progression de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au quatrième trimestre, selon Markit, soit une croissance conforme aux prévisions des économistes interrogés la semaine dernière par Reuters

"Les PMI de la zone euro montrent une bonne résistance en décembre et restent à des niveaux vigoureux malgré les vents contraires provoqués par les attentats de Paris", note Marco Valli, économiste chez UniCredit.

"Les bas prix de l'énergie, l'élan provoqué par le recul récent de l'euro et l'amélioration des fondamentaux continuent de protéger l'économie de la zone euro dans un contexte de déprime persistante du commerce mondial", ajoute-t-il.

Pour l'ensemble de la zone euro, la croissance de l'activité a légèrement ralenti en décembre. L'indice PMI composite calculé par Markit, qui intègre le secteur manufacturier et celui des services, s'établit ainsi à 54,0 en version préliminaire contre 54,2 en novembre.

LE SECTEUR PRIVÉ RALENTIT EN FRANCE

L'indice des services est lui aussi en baisse, à 53,9 contre 54,2 le mois précédent. Seul l'indice manufacturier progresse légèrement, à 53,1 contre 52,8 en novembre.

"Je suis sûr que tout le monde aurait aimé voir une croissance plus forte", déclare Chris Williamson, économiste chez Markit. "C'est peut-être une indication que l'assouplissement quantitatif n'a pas l'effet espéré. Il faut en faire davantage".

La BCE a annoncé le 3 décembre que son programme de rachats massifs de dette du secteur public serait prolongé de six mois, jusqu'en mars 2017, mais elle n'en a pas modifié le montant mensuel, ce qui a déçu une bonne partie des investisseurs.

Du côté des PMI, la tendance est similaire en Allemagne, ou l'indice composite baisse à 54,9 après 55,2 en novembre. Il est cependant supérieur pour le 32e mois d'affilée au seuil de 50 séparant la contraction de la croissance.

"Il y a plein de petits facteurs, comme la crise des réfugiés ou la situation en Syrie qui perturbent un peu la confiance des entreprises et des ménages, mais il n'y a rien de particulier qui semble être à l'origine du déclin" des indices allemands, souligne Chris Williamson.

La croissance de l'activité dans le secteur privé en France a plus fortement ralenti, du fait d'une stagnation dans les services, dont un certain nombre de secteurs ont accusé l'impact des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

Le coup d'arrêt dans les services, qui restaient sur dix mois de croissance, s'est accompagné d'une embellie dans le secteur manufacturier, dont l'indice d'activité est au plus haut depuis mars 2014.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...