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Marché : Le secteur privé a bien fini 2013 en zone euro, sauf en France

Marché : 2013 a fini sur une note positive dans le privé en zone euroMarché : 2013 a fini sur une note positive dans le privé en zone euro

LONDRES, 6 janvier Reuters) - Le secteur privé de la zone euro a vu sa croissance s'accélérer en décembre, grâce notamment à une stabilisation du marché du travail, et cette tendance devrait se poursuivre au cours des premiers mois de 2014, selon les résultats définitifs, publiés lundi, des enquêtes menées par Markit auprès de directeurs d'achat (PMI).

Mais, comme le suggérait déjà de précédentes enquêtes, la France et, dans une moindre mesure, l'Italie, restent à l'écart de l'amélioration de la conjoncture constatée dans l'Europe dans son ensemble.

D'après les enquêtes réalisées par Markit auprès de milliers d'entreprises, l'indice PMI composite, qui prend en compte les données aussi bien du secteur des services que celles du secteur manufacturier, est ressorti à 52,1 le mois dernier, contre 51,7 en novembre.

Même s'il est inchangé par rapport à une première estimation publiée il y a deux semaines, cet indice reste supérieur à la barre des 50 séparant croissance et contraction de l'activité.

Tiraillées entre d'une côté ces données européennes plutôt encourageantes et, de l'autre, des indices PMI chinois dénotant une décélération de la croissance, les Bourses européennes évoluaient vers la mi-séance sur une note irrégulière autour du point d'équilibre.

Seule la Bourse de Madrid (+0,85%) était plus franchement en hausse après la publication d'un indice PMI des services au plus haut depuis près de six ans et demi, une donnée qui laisse entrevoir une reprise plus soutenue que prévu de l'activité de la quatrième puissance économique de la zone euro en 2014.

"Même s'ils suggèrent une croissance limitée de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre 2013, les données du PMI montrent une solide amélioration de la santé de l'économie de la zone euro au cours de l'année écoulée", a déclaré Chris Williamson, économiste en chef de Markit, commentant les chiffres de la zone euro dans son ensemble.

"Et une croissance plus marquée est vraisemblable pour le premier trimestre 2014", a-t-il ajouté.

LA FRANCE À LA TRAÎNE

La sous-composante de l'emploi dans la zone euro s'est, pour la première fois en deux ans, établie à 50 en décembre, ce qui signifie que le solde net entre licenciements et embauches est à l'équilibre après 24 mois de suppressions de postes.

Autre élément plutôt favorable pour l'avenir : les nouvelles commandes ont enregistré leur rythme de croissance le plus soutenu depuis juin 2011.

L'Allemagne, première puissance économique de la zone euro, a vu son secteur privé enregistrer en décembre un huitième mois consécutif de croissance, malgré un ralentissement marqué dans le domaine des services.

En dehors de la zone euro, le secteur des services en Grande-Bretagne a subi une légère décélération de sa croissance mais l'économie britannique reste bien partie pour enregistrer en 2013 sa meilleure année depuis 2007.

En revanche, même si elle est moins marquée qu'initialement prévu, la contraction de l'activité du secteur privé français s'est poursuivie le mois dernier.

L'indice PMI composite s'est ainsi replié à 47,3 après 48,0 en novembre.

"La détérioration de la conjoncture se poursuit dans le secteur des services français, l'activité enregistrant en décembre sa plus forte baisse mensuelle depuis six mois" souligne Jack Kennedy, économiste chez Markit.

En Italie, le secteur des services s'est contracté pour le deuxième mois de suite en décembre, ce qui suggère que la troisième puissance économique de la zone euro continue d'éprouver des difficultés à s'extirper de sa pire récession depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

L'économie italienne n'a plus connu de croissance depuis la mi-2011. Au troisième trimestre 2013, le produit intérieur brut (PIB) est resté inchangé.

La plupart des analystes anticipent une modeste hausse du PIB italien sur les trois derniers mois de l'année mais selon Phil Smith, économiste chez Markit, la sous-performance des services annule les effets de l'amélioration constatée dans le secteur manufacturier.

Andy Bruce, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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