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Marché : Le référendum grec inquiète les analystes

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(CercleFinance.com) - L'annonce ce week-end par le Premier ministre grec Alexis Tsipras de la tenue d'un référendum le 5 juillet prochain a fait l'effet d'une bombe et pris tout le monde de court. A Paris, le CAC 40 lâche 3,5% peu après 10h00, tandis que la Bourse d'Athènes est fermée sur instruction du gouvernement grec, lequel a aussi instauré un contrôle des capitaux. Florilège des réactions d'analystes.

Le risque d'un défaut de paiement de la Grèce n'a jamais été aussi élevé et risque de bouter le pays hors de la zone euro avec, comme toujours, la peur d'une contagion à d'autres Etats membres.

'La surprise a été totale pour les parties prenantes, l'Eurogroupe, le FMI et la Banque Centrale Européenne', résume Vincent Ganne, analyste daily chez FXCM, et d'après Bruno Cavalier, économiste en chef chez Oddo Securities, la rupture des relations entre la Grèce et le reste de l'Europe est désormais consommée. Et de souligner: 'demain, 30 juin, la Grèce sortira du programme d'aide de 2012 sans aucune ligne de crédit.

Elle fera défaut vis-à-vis du FMI, et sans doute d'ici peu vis-à-vis d'elle-même (paiement des fonctionnaires en IOU (reconnaissances de dettes) ).'

'Le Grexit a commencé, mais, la BCE aidant, il ne sera pas contagieux au reste de la zone euro', assure cependant l'expert, ce qui vu la forte baisse des marchés actions ce matin ne semble pas sauter aux yeux des intervenants...

Les équipes d'Aurel BGC relaient pour leur part des propos du turbulent ministre grec des Finances Yanis Varoufakis qui ajoutent encore à la confusion générale. Dans un entretien accordé au journal allemand 'Bild', ce dernier en appelle en effet à Angela Merkel, qui selon lui détiendrait rien de moins la clef pour dénouer la crise actuelle. Par ailleurs, et malgré la tenue d'un scrutin à très hauts risques tant pour la Grèce que pour la zone euro au début du mois prochain, le gouvernement grec reste(rait) 'ouvert à de nouvelles propositions des institutions', a tempéré Yanis Varoufakis, d'après lequel Athènes pourrait appeler à l'approbation dudit référendum en cas de propositions 'bien meilleures'.

Toujours selon Aurel BGC, un 'oui' populaire à ce stade des discussions entraînerait une démission du gouvernement Tsipras et la tenue de nouvelles élections en Grèce, voire le déploiement d'un plan d'aide temporaire de l'Europe. A l'inverse, une victoire du 'non' amènerait la suppression de toute aide internationale et, 'au bout d'un moment', l'introduction officielle d'une autre monnaie. 'Pendant plusieurs mois, 2 monnaies circuleraient' et 'la sortie de la zone euro ne (serait) pas forcément immédiate'.

Cette nouvelle monnaie serait dévaluée contre l'euro afin de rendre la Grèce à nouveau compétitive, complète Hans-Werner Sinn, président de l'Ifo.


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