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Marché : Le poids du secteur manufacturier réduit de moitié depuis 1970

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PARIS (Reuters) - Le poids de l'industrie manufacturière dans l'économie française a été réduit de moitié entre 1970 et 2014 en dépit d'une forte augmentation de sa valeur ajoutée sur la période, selon une étude rendue publique mardi par l'Insee.

Sur cette période, la valeur ajoutée de l'industrie manufacturière a été multipliée par 8,6 pour s'élever à 213,8 milliards d'euros en 2014, observe l'institut.

Mais comme l'ensemble de l'économie a connu une croissance plus rapide durant ce laps de temps (avec une multiplication par 17,2), le poids du secteur manufacturier dans l'économie a décliné, passant de 22,3% en 1970 à 11,2% en 2014.

Parallèlement, la part de l'économie liée aux services principalement marchands hors commerce a fortement progressé, passant de 31,7% en 1970 à 45,4% en 2014 et celle du commerce à légèrement décru, passant de 12,5% à 10,3%.

Pour l'industrie manufacturière, "ce recul sur plus de quarante ans s'explique principalement par un 'effet prix' et, dans une moindre mesure, par un 'effet volume'", explique l'Insee.

Le secteur ayant connu des gains de productivité plus importants que les autres branches de l'économie, la progression des prix de la valeur ajoutée a été plus lente que dans l'ensemble de l'économie.

Dans le même temps, depuis 1970 les entreprises industrielles ont accru l'externalisation de certaines de leurs activités vers les services et ce, à un rythme plus rapide que l'augmentation de la production, ce qui a pesé sur la valeur ajoutée.

Ce phénomène s'est accentué pour culminer au cours des années 1990, avant de s'atténuer depuis 2000.

La concurrence étrangère et la délocalisation ont également contribué au recul du poids de l'industrie manufacturière dans l'économie française, avec des importations de produits manufacturés progressant plus vite que la production nationale en valeur et en volume.

Pour l'Insee, "l'impact négatif de la hausse des importations sur la production domestique suggère une substitution entre les biens importés et les biens produits en France."

L'évolution des prix des importations a en outre été plus modérée que celle de la production nationale et des exportations.

Enfin, la réorientation de la demande vers les services au détriment des produits manufacturés a également influencé la tendance, même si cet effet s'atténue depuis la crise, relève l'Insee.

(Myriam Rivet, édité par Yann Le Guernigou)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

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