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Marché : Le marché de l'emploi solide en mars aux Etats-Unis

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par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - Le marché de l'emploi a fait preuve de solidité en mars aux Etats-Unis et les salaires ont rebondi, autant de signes confirmant la résistance de l'économie américaine à la conjoncture mondiale et qui pourraient conforter la Réserve fédérale dans ses projets de hausse graduelle des taux d'intérêt cette année.

Les créations d'emploi non-agricoles se sont élevées à 215.000 le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail. Les économistes en attendaient 205.000.

Les chiffres de janvier et de février ont été légèrement révisés en baisse, avec un millier d'emplois en moins créés sur ces deux mois par rapport aux précédentes estimations.

Le revenu horaire moyen a progressé de sept cents en mars.

Si le taux de chômage est remonté à 5,0% par rapport au creux de huit ans, à 4,9%, auquel il se trouvait en février, c'est essentiellement parce que davantage d'Américains continuent de revenir sur le marché du travail, un phénomène traduisant leur confiance dans l'évolution de l'emploi aux Etats-Unis.

Le marché américain du travail est jusqu'à présent resté quasiment insensible aux menaces pesant sur l'activité aux Etats-Unis. Evoquant le ralentissement de la croissance mondiale et la faiblesse des cours du pétrole, la présidente de la Fed, Janet Yellen, a jugé mardi approprié de faire preuve de prudence dans le resserrement monétaire engagé par son institution en décembre.

Pour les analystes, ce rapport mensuel sur l'emploi est plutôt bon mais ne devrait pas modifier l'approche de la Fed.

"Il n'y pas assez dans ce rapport pour modifier le penchant accommodant de Janet Yellen et sa volonté de soutenir l'activité", juge Alan Ruskin, co-responsable de la recherche sur les marchés de devises chez Deutsche Bank à New York.

Les responsables de la Fed ont abaissé le mois dernier leurs prévisions de croissance, ce qui les a amenés à prédire seulement deux hausses de taux cette année aux Etats-Unis.

Lorsqu'elle avait relevé ses taux en décembre pour la première fois en près de 10 ans, la Réserve fédérale évoquait quatre relèvements supplémentaires en 2016.

Les marchés financiers estiment la probabilité d'une nouvelle hausse à 30% en juin, à 50% en septembre et à 64% en décembre, selon CME FedWatch.

LES AMÉRICAINS REVIENNENT SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

Wall Street a ouvert en baisse, le dollar s'est raffermi et le rendement des obligations du Trésor a augmenté après la publication de ce rapport sur l'emploi.

Même si les créations d'emploi ont ralenti en ce début d'année 2016, après avoir atteint 282.000 en moyenne chaque mois au cours du dernier trimestre 2015, les divers indicateurs du rapport mensuel publié vendredi par l'administration américaine témoignent de la solidité du marché du travail aux Etats-Unis.

La hausse de la rémunération horaire moyenne, en particulier, a été de 0,3% le mois dernier, ce qui porte la progression sur un an à 2,3% contre 2,2% en février.

Les économistes estiment que la croissance des salaires doit être comprise dans une fourchette de 3,0% à 3,5% pour porter l'inflation vers l'objectif de 2% visé par la Fed.

La mesure de l'inflation privilégiée par la Réserve fédérale se situe actuellement à 1,7% mais Janet Yellen, évoquant des facteurs conjoncturels, doute qu'un tel niveau de progression perdure.

Autre signe d'amélioration du marché du travail, le taux de participation, soit la proportion d'Américains en âge de travailler occupant ou recherchant un emploi, a augmenté d'un dixième de point à 63%, soit le niveau le plus élevé depuis mars 2014. Il était tombé à 62,4% en septembre.

En incluant les personnes désireuses de trouver un emploi mais ayant renoncé à chercher et celles travaillant en temps partiel subi, le taux de chômage a progressé à 9,8% en mars après 9,7% le mois dernier, un plus bas de sept ans et demi.

Les créations d'emploi en mars ont concerné de nombreux secteurs mais l'activité manufacturière a perdu 29.000 postes, le nombre le plus élevé depuis décembre 2009, malgré les signes de stabilisation du secteur secondaire.

Le secteur minier, confronté à la faiblesse des cours des matières premières, a perdu 12.000 emplois supplémentaires, ce qui porte à 185.000 les destructions de postes dans ce domaine d'activité depuis le pic de septembre 2014.

Les créations d'emploi ont atteint 37.000 dans la construction, un neuvième mois consécutif de hausse.

La distribution a créé 47.700 emplois le mois dernier après avoir déjà vigoureusement augmenté ses effectifs en janvier et en février malgré la faiblesse des ventes.

Le secteur public a créé 20.000 emplois le mois dernier.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Rxbrayat)

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