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Marché : Le groupe volailler Doux confiant dans son avenir

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RENNES (Reuters) - Le groupe volailler Doux, en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2012, a déclaré jeudi avoir renoué avec les profits malgré les récentes baisses des subventions européennes pour le l'exportation de poulet et s'est dit confiant en son avenir.

"Le groupe va bien, il est en ordre de marche pour poursuivre son redressement et rembourser tous ses créanciers", a dit le PDG Charles Doux lors d'une conférence de presse. "C'est une entreprise rentable avec un plan de continuation capable d'assurer un avenir pérenne à ses 2.380 salariés."

Doux, qui a annoncé un chiffre d'affaires de 530 millions d'euros pour 2012, dont 400 millions d'euros pour le poulet export et 120 millions pour les produits élaborés, présentera le 19 février son plan de redressement devant le tribunal de commerce de Quimper (Finistère).

Le tribunal se prononcera quelques jours plus tard sur la poursuite ou non de la période d'observation dans laquelle se trouve actuellement l'ancien leader européen de la volaille.

"Je ne vois pas sur quel motif, pour quelle raison cette poursuite ne serait pas autorisée", a déclaré Jean-Claude Gourvès, l'un des avocats du groupe.

Arnaud Marion, directeur chargé du redressement, a de son côté mis en avant les "résultats positifs très importants" du groupe au dernier trimestre 2012 qui laissent présager selon lui, en raison notamment de la bonne santé du marché du poulet à l'export, "un avenir positif".

RENTABILITÉ PLUS IMPORTANTE

Le groupe Doux escompte pour 2013, "malgré la baisse des restitutions en octobre et en janvier", un chiffre d'affaires équivalent à celui de l'an passé mais avec une rentabilité "plus importante", en tablant sur un niveau des aides européennes demeurant à leur taux actuel de 108 euros par tonne de poulets exportés vers le Moyen-Orient.

Avec un résultat d'exploitation prévisionnel de 30 millions d'euros pour 2013, Doux espère également engager un programme d'investissement de 35 millions d'euros sur trois ans pour moderniser ses outils tout en dégageant des ressources suffisantes pour commencer à rembourser ses créanciers.

Dans le cadre d'un plan de continuation qui devrait être finalisé fin avril ou début mai, la créance de 142 millions d'euros due à la banque Barclays pourrait être transformée en capital et ramener, selon Arnaud Marion, la dette "résiduelle" du groupe envers ses fournisseurs à 130 millions d'euros.

Le passif de 70 millions d'euros généré par son ancienne filiale brésilienne Frangosul pourrait également disparaître dans le cadre d'un rachat de cette filiale par le géant brésilien du poulet JBS, a indiqué Jean-Claude Gourvès.

Les prévisions du groupe pour les années à venir ne seraient pas remises en cause par une suppression totale des subventions européennes dans la mesure ou la parité euro-dollar se stabiliserait avec un euro un peu moins fort qu'aujourd'hui.

En janvier, le volailler a annoncé son intention de répercuter la dernière baisse des restitutions en diminuant le prix payé aux éleveurs de 40 euros la tonne de poulet.

Cette mesure devrait être seulement transitoire, a précisé la direction du groupe, qui négocie actuellement son application avec les éleveurs et a annoncé espérer sortir de sa procédure de redressement judiciaire dans le courant de l'été 2013.

Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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