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Marché : Le FMI revoit en baisse ses prévisions pour la France

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WASHINGTON (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a revu en baisse mardi ses prévisions de croissance pour la France à 0,4% pour cette année et 1,0 pour l'an prochain.

Lors de sa précédente révision, début juillet, le FMI tablait encore sur une croissance de l'économie française de 0,7% en 2014 et 1,4% en 2015.

Les nouvelles prévisions, qui figurent dans les perspectives économiques mondiales d'automne du Fonds, se situent au même niveau que celles retenues par le gouvernement français dans le projet de loi de finances 2015 présenté au début du mois.

S'agissant de l'économie mondiale, le FMI a de nouveau revu en baisse ses prévisions de croissance, pour tenir compte du début 2014 encore plus faible que prévu précédemment, tout particulièrement dans la zone euro et au Japon, mais aussi de l'impact des tensions géopolitiques.

Le FMI souligne que le haut niveau d'endettement public et privé, héritage de la situation d'avant-crise, jette toujours une ombre sur la reprise des économies avancées tandis que les pays émergents s'adaptent à des rythmes de croissance plus faibles que dans une période récente.

Pour l'ensemble de l'économie mondiale, les économistes de l'institution n'attendent plus qu'une croissance de 3,3% cette année, soit 0,1 point de moins que lors de leur révision de juillet, quand ils étaient passés de 3,7% à 3,4%.

Ce chiffre suppose une accélération pour le second semestre, avec une croissance qui atteindrait 3,9% en rythme annuel contre 2,7% au premier semestre, affecté par le très mauvais début d'année de l'économie américaine.

Pour 2015, la nouvelle prévision du FMI s'inscrit à 3,8%, contre 4,0% précédemment.

Pour les seules économies avancées, ses économistes maintiennent leur prévision de 1,8% en 2014 et ramènent celle de 2015 de 2,4% à 2,3%.

S'agissant des pays émergents, la croissance ne serait que de 4,4% cette année, contre 4,6% prévu auparavant, et de 5,0% l'an prochain (contre 5,2%).

Le FMI souligne que, globalement, le rythme de la reprise est de plus en plus différencié selon les pays.

Pour les économies avancées, il a ainsi revu sensiblement en baisse ses prévisions pour la zone euro, à 0,8% (-0,3 point) pour 2014 et 1,3% (-0,2 point) pour 2015, et le Japon (-0,7 point à 0,9% pour 2014 et -0,2 point à 0,8% pour 2015), et révisé en hausse celle de 2014 pour les Etats-Unis, d'un demi- point à 2,2%, tout en maintenant le chiffre de 3,1% pour 2015.

DES RISQUES PLUS ÉLEVÉS POUR LE SCÉNARIO DU FMI

Il ne modifie pas non plus ses pronostics pour le Royaume uni (+3,2% puis +2,7%).

Du côté des grandes économies émergentes, la croissance devrait rester forte en Asie, avec un léger ralentissement en Chine (7,4% en 2014 et 7,1% en 2015, sans changement par rapport aux prévisions précédentes) et une accélération en Inde : 5,6% en 2015 (+0,2 point) et 6,4% (sans changement) l'an prochain.

Mais le Brésil (0,3% en 2014, puis 1,4% en 2015) et la Russie (0,2% puis 0,5%) seront clairement à la traîne.

Parmi les facteurs qui affectent la croissance, le FMI note que l'optimisme dont font preuve les marchés financiers, illustré par la bonne santé des marchés actions, des écarts de rendement resserrés sur les marchés obligataires et une faible volatilité, ne s'est pas traduit par un redécollage de l'investissement, notamment dans les économies avancées.

Le Fonds se fait aussi l'écho d'inquiétudes que les prix des marchés n'intègrent pas totalement les risques, "notamment ceux liés aux incertitudes macroéconomiques et à leurs implications pour le rythme de sortie des politiques de stimulation monétaire dans certaines grandes économies."

Il remarque enfin que si les tensions géopolitiques ont augmenté, elles sont pour l'instant confinées pour l'essentiel dans leurs régions d'origine mais qu'il existe néanmoins des risques "tangibles" de propagation.

Le tout fait que les risques à la baisse associés au scénario de croissance du FMI sont en progression, ce qui rend justifie d'autant plus que les gouvernements donnent la priorité à l'augmentation de la croissance réelle et potentielle.

"Dans les économies avancées, cela nécessitera la poursuite du soutien d'une politique monétaire et d'une consolidation budgétaire selon un rythme et une composition en accord" pour renforcer la reprise et la croissance à long terme, explique l'organisation.

Quant aux pays excédentaires comme l'Allemagne, le Fonds estime qu'une hausse des investissements dans les infrastructures est de nature à soutenir la demande à court terme et d'augmenter la croissance potentielle à moyen terme.

(Yann Le Guernigou à Paris, édité par Marc Angrand)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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