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Marché : Le FMI relève sa prévision de croissance pour la France en 2014

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WASHINGTON (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a lui aussi relevé mardi ses prévisions pour l'économie française pour 2013 et 2014, confortant le scénario de croissance prudent retenu par le gouvernement pour la préparation du projet de budget 2014.

Si elle a revu à la baisse ses prévisions pour la croissance mondiale du fait du ralentissement en cours dans plusieurs grands pays émergents, l'institution table désormais pour la France sur un produit intérieur brut en hausse de 0,2% cette année et 1,0% l'an prochain.

Dans ses précédentes prévisions, publiées en juillet, le FMI anticipait une contraction du PIB français de 0,2% cette année suivie d'une reprise de 0,8% l'an prochain.

Il fait preuve en conséquence d'un peu moins de pessimisme sur l'évolution du chômage, avec un taux attendu à 11,1% en 2014 après 11,0% en 2013, contre respectivement 11,6% et 11,2% auparavant.

Avant le FMI, l'OCDE le mois dernier puis l'Insee ce mois-ci ont revu également à la hausse leurs prévisions pour la France sur la lancée du rebond plus fort que prévu (+0,5%) intervenu au deuxième trimestre.

Le premier anticipe ainsi une hausse de 0,3% du PIB 2013, qu'il voyait auparavant reculer de 0,3%, et le second une progression de 0,2% contre -0,1% prévu auparavant.

Cette embellie n'est toutefois pas linéaire, comme en témoignent les prévisions faites par l'Insee d'un troisième trimestre 2013 en stagnation, suivie d'un rebond de 0,4% au quatrième trimestre. La Banque de France a de son côté revu à la baisse mardi ses anticipations pour le troisième trimestre à +0,1% contre +0,2% auparavant.

STAGNATION DES RECETTES DE TVA

François Hollande a salué des prévisions "plus optimistes" que prévues.

"Mais en même temps, ce n'est pas parce qu'on va faire 0,2% au lieu de 0,1 que nous serons tirés d'affaire", a-t-il commenté en marge de la visite d'une usine à Saint-Etienne (Loire).

"La reprise, elle est maintenant. Tout va se jouer dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté. "Les entreprises doivent se convaincre que nous sommes dans un mouvement qui va être maintenant long et que nous pouvons prendre des décisions qui jusque là étaient retenues : des décisions d'investissement d'embauche, d'exportation".

Le FMI situe cette reprise dans le cadre d'une amélioration très progressive du climat des affaires de la plupart des grands pays européens. Pour la zone euro, il table désormais sur une contraction de 0,4% du PIB cette année (contre -0,6% précédemment) et une progression de 1,0% l'an prochain (+0,9% prévu en juillet).

Le gouvernement français a maintenu sa prévision de hausse du PIB cette année à 0,1%, un niveau qui paraissait encore très optimiste au printemps mais semble à portée de main aujourd'hui.

Il a bâti son projet de budget 2014, dont l'Assemblée nationale commence cette semaine l'examen en commission, sur un scénario de hausse du PIB de 0,9% qui a été jugé cette fois "plausible" par le nouveau Haut conseil des finances publiques.

Ce dernier a en revanche estimé "optimiste" la prévision d'un déficit structurel des finances publiques ramené l'an prochain à 1,7% du PIB après 2,6% en 2013, invoquant "des risques de surestimation des recettes et la fragilité des hypothèses en matière de dépenses".

Du fait de la faiblesse des rentrées fiscales, et notamment de la première d'entre elles, la TVA, le gouvernement a dû revoir cette année à deux reprises à la hausse ses prévisions pour le déficit budgétaire 2013.

Voté à 61,5 milliards d'euros dans la loi de finances initiale, contre 87,2 milliards en 2012, il est maintenant attendu à près de 72 milliards d'euros.

A fin août, le déficit budgétaire s'élevait à 93,6 milliards contre 97,7 milliards un an plus tôt à la même période, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget. Les seules recettes de TVA, attendues en hausse de près de 6% dans le budget, affichent une progression limitée à 1% à fin août.

Yann Le Guernigou et Jean-Baptiste Vey à Paris, avec Elizabeth Pineau à Saint-Etienne, édité par Yves Clarisse

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