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Marché : La Grèce veut conclure rapidement l'examen de ses réformes

Marché : La Grèce veut une fin rapide à l'examen de ses réformesMarché : La Grèce veut une fin rapide à l'examen de ses réformes

ATHENES (Reuters) - L'examen en cours du programme de réformes de la Grèce par ses créanciers internationaux doit être conclu sans délai, ont déclaré lundi les services du Premier ministre Alexis Tsipras, alors que les discussions ont repris dans un contexte tendu après des fuites mettant en cause le Fonds monétaire international (FMI).

Athènes espère que la "revue" de ses performances budgétaires et de ses réformes par ses créanciers se soldera par un avis favorable, indispensable pour débloquer des aides estimées à cinq milliards d'euros et espérer ouvrir des négociations sur un allégement de la dette publique.

Les nouvelles aides sont nécessaires pour que l'Etat grec puisse rembourser des prêts du FMI et des obligations arrivant à échéance tout en continuant de financer les dépenses publiques.

Elles s'inscrivent dans le cadre du troisième plan d'aide international à la Grèce, conclu l'été dernier et d'un montant susceptible d'atteindre 86 milliards d'euros. Depuis, Athènes a reçu 21,4 milliards sur le montant total de 26 milliards prévu pour la première tranche du plan.

L'examen des réformes a été reporté à deux reprises depuis janvier en raison d'un désaccord entre les créanciers sur l'estimation chiffrée des comptes publics en 2018 et de divergences de vues avec Athènes sur une réforme des retraites et sur la gestion des créances douteuses.

"EXIGENCES IRRÉALISTES"

"La négociation doit être conclue immédiatement, sans exigences irréalistes de mesures supplémentaires au-delà de celles déjà prévues par l'accord de juillet", a déclaré le bureau du Premier ministre grec.

Le site WikiLeaks a divulgué samedi la transcription d'une conférence téléphonique du 19 mars entre trois responsables du FMI suggérant que le fonds pourrait menacer de ne pas participer au troisième plan de sauvetage de la Grèce afin de contraindre les pays de la zone euro à accepter un nouvel allègement de la dette grecque.

Alexis Tsipras y a vu une pression exercée sur son gouvernement pour qu'il accepte les exigences de ses créanciers.

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a démenti dimanche de telles manoeuvres et assuré que son organisation ne cherchait pas à pousser Athènes vers un défaut de paiement, ajoutant que lui prêter de telles intentions était "tout simplement absurde".

"C'est en effet absurde, ce que nous devons éviter", a dit lundi le bureau du Premier ministre grec.

A Berlin, un porte-parole du ministère allemand des Finances a déclaré qu'il était toujours prévu que la revue s'achève fin avril ou début mai, avant d'écarter une nouvelle fois l'hypothèse d'une décote sur le montant de la dette grecque.

"Une décote sur la dette n'est pas en débat en ce moment", a dit Martin Jäger.

Le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, devait s'entretenir lundi avec les représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne, du Mécanisme européen de stabilité et du FMI dans un hôtel du centre d'Athènes.

(Renee Maltezou et Lefteris Papadimas, avec Joseph Nasr et Paul Carrel à Berlin, Véronique Tison et Marc Angrand pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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