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Marché : La France veut 40% d'investissements étrangers en plus

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PARIS (Reuters) - Le gouvernement veut briser l'image anti-entreprise dont on l'affuble parfois hors de France et porter de 700 à 1.000 par an le nombre d'investissements étrangers dans le pays, ont annoncé mercredi plusieurs ministres chargés des questions économiques.

Il s'engage pour cela à conserver pendant le quinquennat cinq dispositifs fiscaux favorisant l'investissement, dont le crédit impôt recherche, à simplifier l'environnement administratif, à aider le financement des entreprises à travers la BPI, ainsi que la venue en France des "talents étrangers".

Il souligne en outre l'entrée en vigueur du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi qui doit réduire de 20 milliards d'euros le coût du travail pour les entreprises.

"Si nous restons la quatrième direction pour les investissements étrangers, cette part à tendance aujourd'hui à reculer", a souligné le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, lors d'une conférence de presse.

La France est devancée sur ce terrain par les Etats-Unis, la Chine et le Royaume-Uni, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Elle est première en Europe pour les investissements industriels, selon le baromètre de l'attractivité 2012 d'Ernst & Young.

"Nous visons plus de 1.000 décisions d'investissements ciblant annuellement la France d'ici 2017, il y a en a 700 aujourd'hui", a ajouté Pierre Moscovici, ainsi que l'accueil de 300 entreprises nouvelles en France chaque année. Quelque 20.000 entreprises étrangères sont installées en France.

PLAN POUR LA RELOCALISATION

De retour de Chine, Pierre Moscovici avait souligné plus tôt mercredi sur Europe 1 qu'"il y a 13 milliards d'euros d'investissements français en Chine et seulement trois milliards d'euros d'investissements chinois en France".

La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, qui se rendra en Chine dans deux semaines, a souligné lors de la même conférence de presse que "les Chinois ont beaucoup de rattrapage à faire, notamment en comparaison avec les investissements japonais en France".

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a quant à lui annoncé un futur plan pour la relocalisation, sur le modèle du "reshoring" mis en oeuvre avec succès aux Etats-Unis.

Un travail de prospection sera ainsi engagé secteur par secteur et des études sur les coûts réels des entreprises seront menées pour prouver que s'installer en France est avantageux.

Arnaud Montebourg a ensuite précisé à Reuters que l'aide à la réindustrialisation, qui devait prendre fin le 30 juin, "a été rechargée". "Elle sera même amplifiée", a-t-il ajouté, en précisant que son futur montant n'était pas encore fixé.

Le Conseil stratégique de l'attractivité, qui comprend une vingtaine de dirigeants de groupes internationaux, se réunira en outre d'ici la fin du premier semestre, pour émettre des recommandations afin de renforcer l'attractivité de la France.

Jean-Baptiste Vey, édité par Gilles Trequesser

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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