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Marché : La BdF table sur "au moins 1,4%" de croissance en 2016

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PARIS (Reuters) - La Banque de France attend une croissance d'"au moins 1,4%" pour l'économie française cette année, qui n'accélérerait que très légèrement en 2017 (1,5%) et 2018 (1,6%).

Ces prévisions semestrielles diffusées vendredi évoluent peu par rapport aux précédentes, qui remontent à décembre, quand l'institution tablait sur des hausses du PIB de 1,4% en 2016, puis 1,6% en 2017.

Seule la révision à la hausse par l'Insee, à 0,6%, de la croissance du premier trimestre a conduit la Banque de France à estimer que sa prévision 2016 constituait une marque basse.

Dans son programme de stabilité annuel publié en avril, le gouvernement français anticipe pour sa part 1,5% de croissance pour 2016 comme pour 2017, avec un petit saut à 1,75% en 2018.

Selon les économistes de la Banque de France, l'économie française bénéficierait du regain d’activité dans la zone euro, notamment favorisé par la politique monétaire très accommodante de la Banque centrale européenne).

Ils voient la demande interne gagner en dynamisme, avec une hausse de la consommation des ménages, en particulier en 2016 (+1,9%), et surtout la "confirmation d’une reprise durable de l’investissement des entreprises" (entre +3,0% et +3,5% par an sur 2016-2018).

En outre, l’investissement public et celui des ménages, pour l'essentiel dans l'immobilier, cesseraient progressivement de constituer un frein à la croissance.

S'agissant de l'inflation, la Banque de France a revu en baisse ses précédentes estimations et prévoit un taux IPCH (harmonisé pour permettre les comparaisons européennes) de 0,2% cette année puis une remontée à 1,1% l'an prochain et 1,4% en 2018.

L'inflation sous-jacente (hors énergie et alimentaire) se situerait selon elle à 0,6% en 2016 et 0,7% en 2017 avant d'accélérer à 1,4% en 2018.

Mais la Banque de France ne prévoit toujours qu'une baisse lente du chômage avec un taux qui passerait à 10,1% cette année contre 10,3% en 2015 puis 10,0% en 2017 et 9,8% en 2018 sur l'ensemble du territoire français, y compris l'outre-mer.

Elle escompte encore un déficit public ramené à 3,3% du PIB en 2016, au même niveau que les prévisions gouvernementales, sous condition d'une "maîtrise poursuivie des dépenses" alors que l'exécutif multiplie les annonces d'engagements nouveaux depuis le début de l'année.

Dans son scénario, il reviendrait tout juste à 3,0% en 2017, là où le gouvernement le voit à 2,7%. La Banque de France insiste sur l'importance de descendre sous ce seuil de 3%, "notamment pour atteindre l’objectif de 2,7% du programme de stabilité transmis à nos partenaires européens."

(Yann Le Guernigou, édité par Myriam Rivet)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

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