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Marché : L'OCDE plus optimiste pour la croissance française

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PARIS (Reuters) - L'OCDE a relevé en forte hausse mardi ses prévisions pour l'économie française en 2013, anticipant désormais une croissance de 0,3% là où elle escomptait une contraction de 0,3% en mai, à la faveur des bons résultats du deuxième trimestre.

Les économistes de l'organisation restent toutefois prudents pour la suite, estimant qu'aucune reprise durable ne s'installera sans un rebond de l'investissement des entreprises.

La "bonne surprise" du deuxième trimestre, marquée par une hausse de 0,5% du PIB là où les économistes tablaient en moyenne sur 0,2%, explique l'essentiel de la révision à la hausse des attentes de l'OCDE pour la France à la faveur de la publication de son évaluation économique intermédiaire.

"Elle se répercute mécaniquement sur la fin de l'année", explique Hervé Boulhol, qui dirige la section France de la direction des affaires économiques de l'OCDE.

"On ne s'attendait pas à ce que ça soit aussi bon, on était à zéro pour le deuxième trimestre en mai et à +0,2%/+0,3% en août, alors que c'est sorti à 0,5%", a-t-il dit à Reuters.

La prévision de +0,3% de l'OCDE se compare à celle de -0,2% du Fonds monétaire international, qui a été confirmée en août, et celle de -0,3% des économistes interrogés par Reuters dans le cadre d'une enquête publiée début juillet.

Le gouvernement s'en tient pour l'instant à celle de +0,1% retenue dans le cadre de son programme de stabilité du printemps.

L'INVESTISSEMENT, POINT MANQUANT

Pour Hervé Boulhol, les dernières enquêtes de conjoncture plus positives menées auprès des entreprises sont aussi de bon augure pour la suite.

Ramenées sur une base trimestrielle, les prévisions de l'OCDE sur la France sont de +0,35% pour le troisième trimestre et de +0,4% pour le quatrième.

"On a pour les troisième et quatrième trimestres quelque chose qui est autour de la croissance potentielle", indique l'économiste.

"Mais il y a toujours beaucoup d'incertitudes sur la France comme en zone euro et elles sont d'autant plus élevées qu'on ne comprend pas tout sur la hausse du deuxième trimestre. Il faut rester prudent", ajoute-t-il.

Il s'étonne ainsi que la consommation des ménages ait autant progressé (+0,4%) dans les chiffres publiés le 14 août par l'Insee, alors que les recettes de TVA sont décevantes, et que la consommation des administrations publiques (+0,5%) soit aussi élevée en pleine période d'assainissement budgétaire.

"On ne pourra pas continuer sur ce rythme", estime Hervé Boulhol, en soulignant notamment que les hausses sensibles figurant dans les avis d'imposition actuellement reçus par les Français devraient peser sur la consommation à la rentrée.

Dans ces conditions, "pour que la croissance s'installe durablement, il faudra que le moteur de l'investissement des entreprises soit enclenché", dit-il.

"Même s'il y a eu du mieux au deuxième trimestre (NDLR avec un recul limité à 0,1%), on reste dans le rouge. C'est le point manquant pour être véritablement confiant sachant que l'investissement immobilier résidentiel reste déprimé."

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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