Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : L'Italie exclut de nouvelles coupes budgétaires en 2015

Marché : L'Italie exclut de nouvelles coupes budgétaires en 2015

Marché : Pas de nouvelles coupes budgétaires en Italie cette annéeMarché : Pas de nouvelles coupes budgétaires en Italie cette année

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien ne procèdera à aucune réduction supplémentaire des dépenses et à aucune augmentation d'impôt cette année, a promis mardi le président du Conseil, Matteo Renzi, en présentant un document d'orientation qui prévoit de ramener le déficit de 2,6% du PIB cette année à 1,8% en 2016.

"Il n'y a ni coupes (budgétaires), ni augmentation des impôts", a-t-il dit à la presse au sortir d'un conseil des ministres qui a approuvé le Document économique et financier pour les trois prochaines années.

Le chef du gouvernement a confirmé l'objectif gouvernemental d'une croissance de 0,7% en 2015. Il prévoit ensuite une accélération à 1,4% en 2016, dans un contexte mondial plus favorable et grâce aux réformes lancées sous son mandat.

La chute des prix du pétrole et la politique monétaire expansive de la Banque centrale européenne, qui se traduit par des rendements obligataires bas et une dépréciation de l'euro, confortent les espoirs de l'Italie de renouer avec la croissance en 2015 après trois années de contraction.

Le gouvernement de Matteo Renzi compte aussi sur les premiers effets des réformes économiques déjà adoptées par le gouvernement, en premier lieu la réforme du marché du travail qui vise à encourager les embauches.

"L'économie mondiale se comporte mieux que ce qui était attendu il y a quelques mois. L'économie italienne se comporte mieux que ce qu'on croyait il y a quelques mois, tant à cause de facteurs extérieurs que grâce à ses propres mérites", a déclaré le ministre de l'Economie, Pier Carlo Padoan, lors de la même conférence de presse.

Il a précisé que le déficit budgétaire représenterait 2,6% du produit intérieur brut cette année avant de reculer à 1,8% en 2016 puis à 0,8% en 2017, l'équilibre étant prévu en 2018. Le ratio dette/PIB devrait atteindre 132,5% en 2015 avant de revenir à 130,9% en 2016.

Matteo Renzi a par ailleurs noté que quelque 10 milliards d'euros de réductions de dépenses commenceraient à prendre effet l'an prochain.

(James Mackenzie, Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...