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Marché : L'Insee revoit à la hausse le poids de l'industrie

Marché : L'Insee revoit à la hausse le poids de l'industrieMarché : L'Insee revoit à la hausse le poids de l'industrie

PARIS (Reuters) - En plein débat sur le déclin industriel de la France, l'Insee a revu en hausse le poids de ce secteur à la faveur d'une nouvelle définition économique des entreprises qui donne, selon l'institut, une meilleure vision du tissu productif.

Le poids de la construction est aussi affecté positivement, mais dans une moindre mesure, par cette nouvelle méthode qui prend en compte l'organisation des entreprises en groupe, avec l'ensemble de leur filiales, et ne se contente plus de les recenser en tant qu'unités légales indépendantes.

Dans l'étude publiée mercredi, l'Insee estime que les entreprises industrielles pèsent ainsi 27,5% de la valeur ajoutée totale du secteur privé, soit 3,1 point de plus que dans l'ancienne définition, sur la base des données de 2011.

La valeur ajoutée du secteur privé représente un peu moins de la moitié du produit intérieur brut de la France.

S'agissant de la construction, son poids dans la valeur ajoutée du secteur privé est de même réévalué à 9,0% contre 8,6% auparavant.

L'explication tient au fait que "les entreprises tendent de plus en plus à s'organiser en groupes", déclare Elisabeth Kremp, responsable du département des synthèses sectorielles à la direction des statistiques d'entreprises de l'Insee.

La nouvelle méthode, qui est encore au stade de l'expérimentation et s'inscrit dans une approche européenne, prend en compte les liens de groupes.

Elle a pour conséquence de réaffecter aux entreprises industrielles leurs filiales tertiaires, pour l'essentiel celles où elles logent leurs fonctions supports (facturations, financement, recherche, activités de siège).

LA HAUSSE DU COÛT DU TRAVAIL RALENTIT

Dans une étude séparée, l'Insee constate que la hausse du coût horaire du travail a nettement ralenti en France du fait notamment de la mise en oeuvre du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) à compter de 2013, passant d'une hausse moyenne annuelle de 2,4% dans l'industrie entre 2008 et 2012 à 1,1% entre 2012 et fin 2014.

La France a ainsi enregistré sur la dernière période un rythme proche des industries espagnole, italienne et britannique, alors que pendant ce temps en Allemagne, il est passé de 2,0% à 3,2%.

Dans les services, la hausse des coûts horaires a de même ralenti en France à 0,8% en moyenne sur 2012-2014 contre 2,3% sur la période précédente.

L'Insee note que l'impact du CICE sur les marges des entreprises est difficile à évaluer avec précision en raison de l'existence de méthodes différentes de comptabilisation.

Mais si le taux de marge global des entreprises est resté quasi stable en 2013 (+0,1%), son évolution a été nette dans les secteurs à faible salaire qui ont le plus profité du CICE (applicable à des rémunérations allant jusqu'à 2,5 smic).

Il a ainsi augmenté de 2,2 points dans les services aux particuliers, (après un recul de 1,3 point en 2012), de 0,8 point dans la construction et de 0,5 point dans les transports.

Mais il a reculé de 0,1 point dans l'industrie (après -1,1 point en 2012) et de 1,6 point dans l'information-communication, des secteurs où les salaires sont supérieurs à la moyenne.

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

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