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Marché : L'euro tout proche de son sommet annuel

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(CercleFinance.com) - Maintenant que le “shutdown” et les craintes de défaut de paiement de l'Etat fédéral américain sont passés au second plan, les thématiques monétaires “pures” reviennent en force sur le marché des changes. A commencer par les futures décisions de la Fed, qui devrait annoncer le report de la première réduction des QE, prévu initialement d'ici fin 2013. Dans ce contexte, la monnaie unique européenne gagne encore 0,20% face au dollar ce midi à 1,3698 dollar, à deux doigts de son plus haut niveau annuel (1,3711 dollar).

Le calme plat est de mise contre le yen (- 0,06% à 133,75) et le franc suisse (- 0,03% à 1,2343), quand un léger tassement est constaté face au sterling (- 0,20% à 0,8447).

A court terme, la conclusion heureuse - bien que transitoire - de l'interminable débat budgétaire américain constitue un soutien pour le dollar, puisqu'il éloigne le spectre du défaut de paiement des Etats-Unis. Même si la désinvolture avec laquelle cette affaire été traitée a incité des agences de notations à s'inquiéter, comme Moody's, et tout dernièrement l'agence chinoise Dagong, qui a dégradé la note des Etats-Unis de “A” à “A-” (avec perspective toujours négative), en indiquant : 'l'Etat fédéral s'approche toujours plus près du défaut de paiement, situation qui n'est pas susceptible de s'améliorer dans un futur proche”.

Quoi qu'il en soit, et grâce au soulagement induit à court terme par l'accord, les cambistes sont passés à une autre thématique : la Réserve fédérale. “Le débat s'est maintenant déplacé sur la réaction potentielle de la banque centrale face aux incertitudes sur les indicateurs économiques et cet accord politique reste de court terme”, commente un analyste.

Pour mémoire, Ben Bernanke, président de la Fed jusqu'à la fin du mois de janvier prochain, avait déclaré en milieu d'année que les QE seraient réduits d'ici fin 2013, puis totalement arrêtés mi-2014.

Mais entre temps, la crise budgétaire américaine a pris une dimension plus marquée que prévu, avec plus de 15 jours de 'shutdown'. La croissance du 4e trimestre en aura probablement pâti et la publication des statistiques a été perturbée, ce qui complique la perception de la conjoncture.

En outre, l'administration Obama a aussi annoncé que la vice-présidente de la Fed, Janet Yellen, prendrait la suite de Ben Bernanke, l'actuel président, à compter du 1er février 2014. Nombreux sont donc les opérateurs qui estiment que contrairement à ses prévisions, Ben Bernanke n'aura pas le temps de commencer à réduire les rachats d'actifs qu'il a mis en place (les fameux QE) avant la fin de son mandat.

Cette décision pourrait échor à Janet Yellen après qu'elle ait pris ses marques. Ce qui suggère une première réduction aux alentours du printemps prochain, par exemple en mars.

D'ailleurs, le président de la Fed de Chicago, Charles Evans, qui est aussi membre permanent au sein du comité de politique monétaire, le FOMC, a déclaré en clair hier que la situation actuelle, notamment le manque de données macroéconomiques, allait probablement déboucher sur un report de la réduction des rachats d'actifs.

La Fed continuerait donc de dégrader son bilan via des achats mensuels de 85 milliards de dollars. “La Fed injecterait encore 425 milliards de dollars dans les marchés avant d'envisager un début de réduction de ses achats”, commentent les spécialistes d'Aurel BGC. Ce qui pèsera un peu plus sur la valeur du billet vert.

Par ailleurs, outre un sentiment toujours positif quant à la reprise que connaît l'Europe, d'autres nouvelles sont favorables aux devises risquées. C'est notamment le cas du rebond à 7,8% de la croissance du PIB dont la Chine a fait état au titre du 3e trimestre. 'Cela rend crédible l'objectif d'une croissance 2013 à 7,5%', commentent les spécialistes de Barclays Bourse.

Du côté statistique, l'indice des indicateurs avancés du Conference Board devrait être publié cet après-midi depuis les Etats-Unis, puisqu'émanant d'une organisation privée.

Notons que maintenant que le “shutdown” a pris fin, les organismes statistiques américains commencent à faire le point sur les publications en retard. Par exemple, le Bureau of Labor Statistics a annoncé qu'un indicateur majeur, le rapport sur l'emploi de septembre attendu initialement le 4 octobre, sera publié le mardi 22 octobre. Celui d'octobre est décalé du 1er au 8 novembre.


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