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Marché : L'euro tente de tenir les 1,28 dollar,minutes en vue

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne connaissant des variations erratiques ce matin sur le marché des changes. En légère hausse de 0,24% contre le dollar à 1,2817, l'euro est parvenue à reprendre les 1,28 dollar “cassés” hier soir et ce matin. La devise perd cependant 0,57% face au yen à 128,35, tout en restant relativement stable contre le sterling (0,8611) et le le franc suisse (1,2423).

Notons que l'euro/dollar a reculé jusqu'à 1,2755 hier soir, et 1,2765 dollar ce matin.

La devise européenne se montre donc peu affectée par l'une des principales annonces du jour : en effet, l'agence de notation-crédit Standard & Poor's a dégradé la note de la dette souveraine de l'Italie de 'BBB+' à 'BBB', assortie d'une perspective 'négative' qui implique une chance sur trois pour que cette note soit à nouveau dégradée en 2013 ou en 2014.

S&P's justifie sa position par son pessimisme quant aux perspectives économiques de la péninsule : elle s'attend à ce que le PIB italien recule de 1,9% cette année, contre une baisse de 1,5% attendue en mars dernier.

'La dette publique devrait progresser à 129% du PIB à la fin 2013, le plus haut niveau pour les pays noté BBB. Avec une croissance nulle, il faudrait au pays un excédent budgétaire de 5% du PIB pour réduire ce ratio', rapporte Aurel BGC.

Signalons un léger cafouillage survenu hier à la BCE : un membre du directoire, Jörg Asmussen, a selon les agences de presse laissé entendre que “l'évolution prévisible des taux d'intérêt de la BCE porterait sur un horizon de plus d'un an.” Une déclaration qui a pesé sur l'euro. Puis la BCE a corrigé le tir et indiqué que “Jörg Asmussen n'avait pas eu l'intention de donner une quelconque indication sur la durée précise durant laquelle les taux devraient rester bas”, explique un intervenant.

Les dernières statistiques provenant de Chine sont, une fois encore, très décevantes : en juin, les exportations (- 3,1%) comme les importations (- 0,7%) ont reculé toutes les deux. 'Ces faibles exportations ont été induites par la faiblesse récente de la croissance mondiale. En outre, la Chine est pénalisée par la vigueur relative de sa devise ces deux dernières années', commente un cambiste. Pour ne rien arranger, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a ajouté que les perspectives de croissance du pays étaient stables, mais cependant menacées par une

Notons aussi que le FMI a, lui aussi, a réduit sa prévision de croissance mondiale pour 2013 de 3,3 à 3,1%, une progression du PIB de 1,7% étant attendue aux Etats-Unis (contre 1,9% précédemment). En 2014, une progression de 2,7% est attendue, contre 2,9% précédemment.

En zone euro, la récession anticipée cette année passe de 0,4 à 0,6%, le rebond anticipé pour 2014 étant écrêté d'un dixième de pourcentage à 0,9%. Notons que les pays émergents dans leur ensemble devraient croître de 5% cette année, et non plus de 5,3% selon l'estimation précédente.

Le rebond de ce jour pourrait n'être que temporaire : “Le dollar ne peut que monter !”, affirmait ce matin Aurel BGC. “L'écart de conjoncture, le discours des banquiers centraux, les flux de capitaux attirés par la performance de la bourse américaine, tout milite pour une hausse du dollar”, ajoutent-ils.

Les mouvements s'annoncent cependant limités en l'attente, ce soir, du compte-rendu (les fameuses 'minutes') de la dernière réunion du FOMC de la Fed, celui des 18 et 19 juin derniers, lors duquel la réduction puis la fin des programmes de rachats d'actifs menés depuis fin 2008 a été officiellement annoncée.

'Nous y chercherons des indications relative au calendrier de retrait des programmes de rachats d'actifs', indique un opérateur de changes. Si le compte-rendu contenait des indications plaidant dans le sens d'une réduction à court terme des 'QE', 'la probabilité serait alors forte que le barre des 1,2730 dollar l'euro soit franchie à la baisse, indique le spécialiste.

Chez RTFX, on est plus prudent en soulignant l'amélioration graduelle du marché du travail américain : “les chiffres de l'emploi vont dans le sens d'une réduction des injections de liquidités de la part de la Fed à la rentrée. La Fed va cependant surveiller la vitesse de remontée des taux d'intérêts aux Etats-Unis à cause de son impact sur le marché immobilier américain qui reste un moteur dans la reprise de l'économie américaine”, estiment les spécialistes.

Notons que le patron de la Fed, Ben Bernanke, prononcera également ce jour un discours sur le thème : 'Un siècle de politique monétaire américaine : objectifs, cadre et responsabilité', lors d'une conférence organisée par le National Bureau of Economic Research, un institut économique privé.


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