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Marché : L'euro en légère hausse avant la BCE

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(CercleFinance.com) - En attendant l'issue des comités de politique monétaire de la BCE comme de la Banque d'Angleterre, en tout début d'après-midi, la monnaie unique européenne en profitait pour gagner un peu de terrain face à ses principales contreparties sur le marché des changes. Vers midi, l'euro gagne ainsi 0,37% à 1,3026 dollar. Notons cependant que sur une semaine, il n'a pratiquement pas bougé.

Face au yen, l'euro progresse également de 0,27% à 122,5 yens l'euro, de 0,22% contre le sterling à 0,8679 ety de 0,16% contre le franc suisse (+ 0,18%) à 1,2328 franc l'euro.

“Le dollar américain évolue ce jeudi proche d'un plus haut de six mois et demi face à un panier de devises grâce au rapport ADP sur l'emploi américain plus positif que prévu publié hier et qui montre une amélioration du marché du travail Outre-Atlantique, ce qui accroît les spéculations d'une baisse anticipée du stimulus de la Fed”, indiquent ce matin les analystes de RTFX.

Les cambistes de Société Générale calculent ce matin que l'enquête ADP sur l'emploi américain, qui a été publiée hier et précédera le rapport fédéral sur l'emploi demain, augure d'une baisse du taux de chômage US (soit 7,9% en janvier 2013) 'à 6,5% d'ici environ deux ans'. 'Ce qui ne sera pas suffisant pour que la Fed mette fin à ses QE (assouplissements quantitatifs, soit des rachats massifs d'actifs obligataires) ou remonte ses taux à brève échéance', estime le spécialiste.

Bref, le dollar, traditionnelle “devise refuge”, est selon Société Générale prisé sur le marché des changes en raison de la confirmation de la croissance américaine.

Reste, ajoute un autre cambiste, que Charles Plosser, patron de la Fed de Philadelphie et membre tournant du FOMC, a déclaré hier aux médias qu'il pensait que le QE 3 devait être stoppé avant la fin de l'année en cours, ce qui vient rappeler que les dissensions au sein du comité de politique monétaire de Fed n'ont pas disparu.

Du côté du comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, le sentiment général est que la 'vieille dame de Threadneedle Street', à Londres, laissera ses taux courts inchangés à 0,5% et reconduira son enveloppe de QE à 375 milliards de sterlings. Notons que des rumeurs font état d'un relèvement de 25 milliards de sterlings de ce dernier plafond.

Ensuite, 'nous verrons bien ce que dira Mario Draghi', indique Société Générale, lors de sa conférence de presse, en partant du postulat que les taux court resteront inchangés. Les analystes estiment que le patron de la BCE s'est montré changeant depuis le début de l'année, tant colombe, tantôt faucon.

'Normalement', explique un cambiste en référence aux sommets historiques atteints récemment par certains indices d'actions américains, 'une hausse des actions conduit à la baisse du dollar. Cela s'explique notamment par le fait que le dollar est considéré comme une sorte de monnaie de réserve pour nombre d'intervenants. A ce titre, ce sont souvent des dollars qui sont utilisés (et donc vendus, ndlr) pour financer un investissement plus risqués', comme un achat d'actions. Or cette relation habituelle ne fonctionne plus du tout. Que se passe-t-il ?

Tout d'abord, selon le cambiste, l'éventualité que la BCE mène à bien les OMT (Outright Monetary Operations, soit grosso modo un assouplissement quantitatif - QE- à l'européenne) 'a pris du plomb dans l'aile après l'élection italienne', en ranimant le spectre d'une dislocation de l'euro. L'euro s'en trouve donc pénalisé. Deuxième élément explicatif avancé : 'les opérateurs se concentrent sur le différentiel de croissance entre l'Europe et les Etats-Unis', qui avantage clairement les seconds.

Si le consensus anticipe le maintien des taux par la BCE, nombre d'investisseurs (à l'exception du courtier précité) espèrent cependant que l'institut d'émission francfortois donnera des signes présageant des mesures d'assouplissement monétaire dans les prochains mois. 'Il est clair que la récente physionomie du marché montre qu'on s'attend à un changement de rhétorique de la part de Mario Draghi et à un signal d'une prochaine baisse de taux', indique un opérateur.

Ce changement d'état d'esprit pourrait se manifester à travers une révision à la baisse des perspectives de croissance et d'inflation de la zone euro pour cette année.

'Les signaux sur l'économie restent mitigés, mais les données d'enquête n'invalident pas le scénario d'un redressement progressif de l'économie au second semestre', note toutefois Aurel BGC.

Depuis les Etats-Unis, les investisseurs prendront et après-midi connaissance des inscriptions aux allocations chômage, de la balance commerciale et de la productivité, en début d'après-midi.

Demain, le rapport fédéral sur l'emploi de février, une statistique majeure, sera suivi de près. En moyenne, le consensus s'attend à 150.000 créations de postes environ, à comparer avec 157.000 en janvier.


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