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Marché : L'euro/dollar oscille toujours autour de 1,31

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(CercleFinance.com) - Entre les difficultés politiques de l'Italie et les risques budgétaires pesant sur les Etats-Unis, il était bien difficile à la parité euro/dollar de trouver une direction. Sur le marché des changes ce midi, l'euro se tassait sans excès de 0,15% à 1,3117 dollar, non sans avoir marqué un sommet de mi-séance à 1,3158.

Certes, les annonces macroéconomiques de la matinée sont toujours en demi-teinte : ainsi, on a appris ce matin que le taux d'inflation annuel de la zone euro a été de 2,0% en janvier 2013, contre 2,2% en décembre 2012, d'après Eurostat qui confirme donc son estimation rapide. Le taux d'inflation mensuel a été de -1,0% en janvier 2013.

Les plus forts impacts à la hausse sur le taux d'inflation annuel de la zone euro en janvier 2013 proviennent de l'électricité, des légumes et du tabac, tandis que les télécoms, les services médicaux et paramédicaux ainsi que les vêtements ont eu les plus forts impacts à la baisse.

En outre, le PIB de l'Espagne s'est contracté de 0,8% en termes réels au 4ème trimestre 2012 par rapport au troisième, soit une révision en baisse de 0,1 point de l'estimation préliminaire. Cette baisse intervient après quatre trimestres de contraction, confirmant donc l'installation du pays dans la récession. Au troisième trimestre 2012, il avait baissé de 0,3%.

Cependant, en Allemagne, le nombre de chômeurs a reculé de 3.000 au mois de février 2013 en rythme séquentiel, selon les données corrigées de variations saisonnières. 'Le taux de chômage correspondant se maintient à 6,9%, proche de son plus bas depuis la Réunification', souligne Natixis, qui n'attend pas d'affaiblissement significatif du marché du travail allemand dans un avenir prévisible.

Rien de neuf en Italie, où la formation d'un gouvernement reste hypothétique et aussi confuse. Comme nombre de ses confrères, Barclays Bourse relativise maintenant le risque politique associé à cette situation, en estimant que la situation n'a rien de comparable avec celle de la Grèce.

En outre, “le discours de Ben Bernanke devant le congrès, confirmant le maintien d'une politique monétaire ultra-accommodante, et le succès de l'adjudication italienne ont rassuré les marchés', note un gérant de Barclays Bourse. 'Prenez un peu de champ et soyez impressionnés : Ben Bernanke a fait usage de ses pouvoirs magiques sur les marchés (...) et le sentiment à l'égard du risque a viré de 180 degrés”, s'amuse un cambiste parisien.

En effet, au lendemain d'un scrutin décevant, Rome a réussi à lever 6,5 milliards d'euros d'obligations d'Etat à des taux plutôt raisonnables.

En outre, si aucun accord budgétaire n'est trouvé aux Etats-Unis d'ici demain vendredi, les baisses de dépenses automatiques entreront en vigueur dès vendredi à minuit, ce qui menacerait en partie l'activité économique américaine.

Cependant, les spécialistes Changes de Deutsche Bank avertissent que “toutes les devises ont apparemment atteint leurs plus hauts niveaux contre le dollar (...) La croissance supérieure que connaissent les Etats-Unis devrait soutenir une rotation des actifs obligataires vers les actions, ce qui devrait être positif pour le dollar”. “Il est probable que la force relative du dollar ces prochaines années soit sous-estimée”, ajoutent-ils.

Face au yen, l'euro perd 0,36% à 120,88 yens l'euro, relativement loin de son point haut annuel (127,71). Signalons qu'au Japon, le gouvernement de Shinzo Abe aurait l'intention de proposer M. Haruhiko Kuroda, patron de la Banque asiatique de développement, comme prochain gouverneur de la Banque du Japon, rapporte la presse. Rappelons que l'actuel gouverneur, Masaaki Shirakawa, avait démissionné de ses fonctions quelques semaines avant le terme de son mandat.

Même son de cloche contre le sterling (- 0,33% à 0,8634), la neutralité étant toujours de mise face au franc suisse (- 0,05% à 1,2207).

Sur l'agenda statistique américain de l'après-midi, on guettera les inscriptions au chômage et l'indice PMI de Chicago seront publiés, mais les investisseurs seront surtout attentifs à la croissance du PIB au quatrième trimestre, qui devrait être revue à la hausse de -0,1% à +0,5% en rythme annualisé.


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