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Marché : L'euro continue de se tasser, G20 à Moscou

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(CercleFinance.com) - Sur le marché des changes vendredi midi, alors que le G20 se tient aujourd'hui et demain dans la capitale russe, l'euro continuait de glisser face au dollar, en cédant 0,20% à 1,3330 dollar l'euro. A cette heure, et sur une semaine, il s'affiche en baisse de l'ordre de 0,3%, tout en restant en hausse de 1% environ depuis le début de l'année.

Le monnaie unique européenne cédait également du terrain contre le yen nippon (- 0,53% à 123,42 yens l'euro), contre le sterling (- 0,24% à 0,86000) et aussi contre le franc suisse (- 0,12% à 1,2295 franc l'euro).

'Les opérateurs restent dans l'attente des nombreux chiffres de la journée ainsi que de la réunion du G20 (comprenant 19 grands Etats industrialisés et émergents, et l'Union européenne, ndlr) à Moscou', indique un spécialiste de Saxo Banque.

Toute la question est de savoir si le G20, réuni aujourd'hui et demain, sera plus sévère et surtout plus tranché à l'égard de la 'guerre des monnaies' que ne l'a été le G7 (réunissant les grands Etats industrialisés), en début de semaine.

La Fed américaine, la Banque du Japon et la Banque d'Angleterre sont déjà engagées dans des programmes de rachats d'actifs obligataires, autrement appelés assouplissements quantitatifs. La Banque du Japon est dernièrement la plus en pointe à ce sujet, et à ce titre la plus montrée du doigt : en six mois, le yen a perdu plus du quart de sa valeur contre l'euro et environ 15% face au dollar.

Reste à savoir ce que fera effectivement la BCE, qui en septembre a annoncé qu'elle pourrait mener ses propres rachats d'actifs, les OMT. Mais à la condition que l'Etat européen en question fasse auparavant une demande auprès du Mécanisme européenne de stabilité (MES) et accepte ses conditions. A cette heure, aucune Etat-membre de la zone euro ne l'a fait.

En outre, Jens Weidmann, le président de la Bundesbank allemande et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a fait comprendre qu'il trouvait le niveau de l'euro conforme à ses fondamentaux et que la banque centrale de Francfort n'avait pas vocation à réduire ses taux pour faire baisser la valeur de l'euro. L'Allemagne demeure la première puissance économique de la zone euro.

Bref, “la capacité de M. Draghi (le président de la BCE) à soutenir l'économie de la zone euro est limitée', estime un intervenant. Et ce alors que l'union monétaire est frappée de récession (- 0,6% au 4ème trimestre 2012), l'Allemagne n'étant pas épargnée.

Du côté américain cet après-midi, les investisseurs attendent la publication de l'indice Empire State de la Fed de New York, puis de la production industrielle de janvier et l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan.

'Il faudrait que ces chiffres se révèlent vraiment très mauvais pour qu'ils soient de nature à soutenir le dollar', pronostique un opérateur.


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