Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : L'emploi aux Etats-Unis reflète une reprise lente mais régulière

Marché : L'emploi aux Etats-Unis reflète une reprise lente mais régulière

Marché : Les créations d'emplois sont restées lentes aux USA en janvierMarché : Les créations d'emplois sont restées lentes aux USA en janvier

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - Le marché de l'emploi aux Etats-Unis s'est légèrement amélioré en janvier et les chiffres des deux mois précédents ont été révisés en nette hausse, confortant le scénario d'une reprise lente de l'économie en dépit de la contraction inattendue de l'activité enregistrée fin 2012.

Le département du Travail a annoncé vendredi avoir recensé 157.000 créations de postes le mois dernier et les statistiques révisées des deux mois précédents montrent 127.000 créations de plus qu'annoncé jusqu'à présent.

Le taux de chômage a cependant augmenté à 7,9% contre 7,8% en décembre.

Ces chiffres suivis de très près font également ressortir une augmentation du salaire horaire et une croissance soutenue des effectifs dans la construction et la distribution.

Wall Street a ouvert en nette hausse une heure après leur publication, une progression également favorisée par d'autres indicateurs économiques jugés encourageants, sur l'activité industrielle et le moral des ménages.

L'indice Dow Jones a même franchi la barre symbolique des 14.000 points pour la première fois depuis octobre 2007.

Deux jours après l'annonce d'une baisse surprise du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis au quatrième trimestre , ces chiffres sont de nature à apaiser les craintes d'une rechute en récession.

Le PIB américain s'est contracté de 0,1% en rythme annualisé sur la période octobre-décembre selon la première estimation publiée mercredi, principalement en raison d'un net ralentissement du mouvement de reconstitution des stocks des entreprises et d'une chute des dépenses militaires.

L'ouragan Sandy, qui a frappé le nord-est des Etats-Unis fin octobre, a également pesé sur l'activité.

La Réserve fédérale a estimé mercredi que l'économie avait marqué une pause mais elle a affiché sa confiance dans la possibilité d'une nouvelle accélération de la reprise en ce début d'année, grâce entre autres à sa politique monétaire, qui inclut 85 milliards de dollars (62 milliards d'euros) d'achats d'obligations par mois.

LES SALAIRES EN SOUTIEN À LA CONSOMMATION

"Cela montre que, sous la surface, l'économie se portait vraiment bien au quatrième trimestre en dépit des coupes dans la défense. Je pense que le secteur privé montre la voie", estime Jack Ablin, responsable des investissements de BMO Private Bank.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 160.000 créations d'emploi en janvier après le chiffre de 155.000 annoncé initialement pour décembre et ils anticipaient un taux de chômage stable à 7,8%.

Les Etats-Unis ont créé en moyenne 181.000 emplois par mois en 2012, un chiffre insuffisant pour faire baisser notablement le chômage. Les économistes jugent qu'un rythme de 250.000 créations de postes mensuelles sur une période prolongée est nécessaire pour permettre un reflux durable du taux de chômage.

La totalité des créations de postes de janvier est à mettre au crédit du secteur privé tandis que le secteur public a continué de détruire des emplois, mais à un rythme modéré.

L'emploi dans le secteur manufacturier affiche ainsi quatre mois consécutifs de hausse et la construction a créé 28.000 postes le mois dernier, après 30.000 en décembre.

Ce secteur devrait poursuivre la hausse de ses effectifs grâce à la reprise progressive du marché immobilier, considéré désormais comme un soutien à la croissance.

De son côté, la distribution a créé 32.600 emplois en janvier après 11.200 le mois précédent.

En revanche, le secteur public a supprimé 9.000 postes, soit 3.000 de plus qu'en décembre.

Quant au salaire horaire moyen, il enregistre une hausse de 2,1% sur un an.

"Il est possible que le marché du travail soit parvenu au stade où l'on assiste à une hausse régulière du salaire horaire moyen", note John Ryding, chef économiste de RDQ Economics.

"Ce serait bon pour le consommateur, qui en a besoin car il va subir l'augmentation des cotisations salariales", ajoute-t-il en référence à l'expiration, le 1er janvier, d'une exonération sur ces cotisations.

Marc Angrand pour le service français, édité par Marc Joanny

Copyright © 2013 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...