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Marché : ING envisage une sortie anticipée de l'aide de l'Etat

Marché : ING envisage une sortie anticipée de l'aide de l'EtatMarché : ING envisage une sortie anticipée de l'aide de l'Etat

par Laura Noonan

AMSTERDAM (Reuters) - ING a fait état mercredi de résultats trimestriels meilleurs que prévu tout en annonçant la fin prochaine de son vaste programme de restructuration, ce qui ouvre la voie à un premier versement du dividende depuis que le groupe de services financiers néerlandais a été sauvé de la faillite en 2008.

Le titre ING progressait vers 10h15 GMT de 5,9% à 10,77 euros, affichant la plus forte hausse de l'indice Euro Stoxx 50 et de l'indice regroupant les valeurs européennes de l'assurance, dont il fait encore partie.

En contrepartie d'une aide publique de 10 milliards d'euros reçue de l'Etat néerlandais au plus fort de la crise financière, ING a démantelé son modèle d'entreprise basé à la fois sur la banque et l'assurance avec à la clef des suppressions de milliers de postes.

Depuis 2008, l'entreprise a levé quelque 25 milliards d'euros via un programme de cession de ses actifs dans l'assurance, la gestion d'actifs et d'autres domaines non strictement bancaires.

ING a réaffirmé mercredi que sa prochaine cession d'importance au programme - la vente de sa division européenne d'assurances - serait bien finalisée cette année, une transaction qui marquera une étape importante dans la réduction du périmètre de l'entreprise.

L'établissement, en avance sur son calendrier de sortie de son programme d'aide, a déjà remboursé l'Etat néerlandais à hauteur de 11,3 milliards d'euros. Une prochaine échéance est prévue en mars et la dernière tranche est programmée pour mai 2015.

"Nous aimerions sortir du programme d'aide de l'Etat aussi vite que possible mais nous devons être prudents avec ce qui se profile en 2014", a déclaré Patrick Flynn, directeur financier d'ING, lors d'une conférence téléphonique.

Ce dernier a précisé que, avant de prendre une décision au sujet d'un éventuel remboursement anticipé de l'Etat, ING voulait d'abord attendre les résultats du bilan de santé que la Banque centrale européenne (BCE) entend faire passer aux banques cette année et finaliser la cession de l'assurance européenne.

"Une fois que cela sera derrière nous, nous réfléchirons à nouveau à la question", a souligné Patrick Flynn.

BILAN DE SANTÉ

La BCE précisera à la fin du mois de mars comment elle compte mettre en oeuvre ce bilan de santé des banques, un exercice qui s'inscrit dans le cadre des différentes procédures visant à éviter toute mauvaise surprise lorsque la BCE prendra en charge en novembre la supervision du secteur bancaire des dix-huit pays membres du bloc monétaire.

La "revue de la qualité des actifs" (asset quality review, AQR) est censé encourager les banques à faire le ménage dans leurs portefeuilles de prêts et d'investissements afin de regagner la confiance des investisseurs et de dégager de nouvelles capacités de prêt pour soutenir la reprise économique.

"L'AQR de la BCE est un nouveau chapitre qui s'ouvre et il n'est pas aisé d'en prédire la fin", a déclaré Ralph Hamers, directeur général d'ING.

Les travaux de la BCE nourriront des tests de résistance des banques, que mènera cette année l'Agence bancaire européenne (ABE), stipulant que les banques atteignent un ratio de solvabilité Tier 1 d'au moins 8%.

A fin 2013, ING a fait état d'un ratio de 10%, un niveau jugé décevant par Citigroup dans le sens où il est en recul de 0,4 point par rapport à fin septembre. Il est en outre amené à baisser en début d'année avec le prochain remboursement de l'Etat et une charge de 1,2 milliard d'euros liée à des retraites.

Société générale, qui a également dit que sa restructuration était presque finie à l'occasion de la publication de ses résultats annuels, a ainsi annoncé un ratio Tier 1 de 10,3% à fin 2013 et une augmentation de son dividende.

Le titre de la banque française gagnait 5,31%, affichant la plus forte hausse de l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes.

Patrick Flynn a précisé qu'ING ferait le point sur sa stratégie en matière de dividende à la fin du mois de mars.

Sur l'ensemble de l'année, ING a dégagé un bénéfice net en hausse de 22% à 3,255 milliards d'euros, niveau supérieur au consensus qui le donnait à 3,063 milliards.

"Ce résultat tient à une solide performance d'ING Bank, qui a enregistré une croissance de 21,6% du résultat avant impôt", souligne Ralph Hamers, cité dans un communiqué.

Le résultat d'exploitation d'ING Insurance a lui progressé de 6,4%.

Les provisions pour créances douteuses et irrécouvrables ont totalisé 560 millions d'euros au quatrième trimestre contre 552 millions le trimestre précédent.

Le groupe financier néerlandais a dit s'attendre à ce que les pertes sur créances de la banque de détail aux Pays-Bas restent élevées dans les trimestres à venir.

Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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