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Marché : Fiat abaisse ses objectifs financiers à cause du Brésil

Marché : Fiat abaisse ses objectifs financiers à cause du BrésilMarché : Fiat abaisse ses objectifs financiers à cause du Brésil

par Bernie Woodall et Jennifer Clark

DETROIT/MILAN (Reuters) - Fiat a revu en baisse mercredi ses objectifs financiers pour l'année 2013, la chute de son chiffre d'affaires en Amérique latine avec la fin des mesures d'incitation à l'achat de voitures au Brésil ayant neutralisé les bonnes performances de sa filiale Chrysler, numéro trois aux Etats-Unis.

Le constructeur automobile italien a abaissé la fourchette inférieure de sa prévision de bénéfice avant intérêts, impôts et éléments exceptionnels, à 3,5 milliards d'euros, au lieu de 4,0 milliards. Il a précisé que la faiblesse du real brésilien par rapport à l'euro avait coûté 80 millions d'euros aux résultats du groupe au troisième trimestre.

Son bénéfice trimestriel - avant intérêts, impôts et éléments exceptionnels - en Amérique latine a chuté à 165 millions d'euros, contre 341 millions un an auparavant.

Les analystes attendaient bien un recul au Brésil - qui représente traditionnellement environ un quart des résultats de Fiat - en raison de la fermeté de l'euro et de la fin des mesures d'incitation à l'achat de voitures au Brésil, mais ils ont été surpris par l'ampleur de la révision en baisse. Ils s'attendaient à un objectif situé entre 3,65 et 3,92 milliards, selon un consensus publié sur le site internet de Fiat.

Cet avertissement de Fiat sur ses résultats annuels a accentué les pertes du titre à Milan, l'action perdant 2,32% vers 17h15, après avoir été réservée à la baisse, alors qu'elle affichait une perte de 5,75%, juste après l'annonce.

Le groupe a également abaissé sa prévision de chiffre d'affaires annuel à environ 88 milliards d'euros, en bas de la fourchette de prévision précédente, après avoir réalisé 20,73 milliards d'euros au troisième trimestre.

Il prévoit désormais un bénéfice avant intérêts, impôts et exceptionnels compris entre 3,5 milliards et 3,8 milliards d'euros cette année, plaçant le haut de la fourchette au niveau du bénéfice de l'an dernier, qui était à 3,81 milliards d'euros.

Le bénéfice net du groupe italien est désormais prévu entre 900 millions et 1,2 milliard d'euros, en fort retrait par rapport au résultat de 1,4 milliard réalisé l'an dernier.

VALORISATION DE CHRYSLER

Toutefois, les pertes du groupe en Europe, où les constructeurs sont confrontés à des ventes à leur plus bas niveau en 20 ans, ont été ramenées à 165 millions d'euros. L'an dernier, Fiat a accusé une perte de 704 millions en Europe.

Les résultats trimestriels de Fiat et de Chrysler sont surveillés de près par les analystes financiers qui cherchent à se faire une idée de la valeur de Chrysler en vue d'une possible introduction en Bourse annoncée pour le début de l'an prochain, mais le calendrier pourrait s'accélérer.

"Nous sommes prêts à réaliser l'introduction en Bourse en 2013", a déclaré l'administrateur délégué de Fiat et directeur général de Chrysler Sergio Marchionne.

Cette cotation aura lieu si Fiat n'arrive pas à s'entendre sur un prix avec VEBA, un fonds d'assurance santé émanant du syndicat automobile américain UAW (United Auto Workers), pour lui racheter sa participation de 41,5% au capital de Chrysler.

Pour le troisième trimestre, Fiat a annoncé un bénéfice avant intérêts, impôts et exceptionnels, de 816 millions d'euros, alors que le consensus était à 915 millions d'euros.

L'endettement net du constructeur s'élevait à 8,3 milliards d'euros, alors que les analystes attendaient 7,6 milliards.

De son côté, Chrysler a annoncé mercredi un bénéfice net en hausse de 22% au troisième trimestre, à 464 millions de dollars (337 millions d'euros) et confirmé ses prévisions pour 2013.

Le groupe a également fait état d'un bénéfice d'exploitation ajusté de 862 millions de dollars, en hausse de 22%.

Le chiffre d'affaires des trois mois écoulés a progressé de 13,5% sur un an, à 17,6 milliards de dollars, pour des ventes mondiales en hausse de 8% à 603.000 unités. Des ventes soutenues de ses pick-up et de sa Jeep Grand Cherokee ont compensé le retard de lancement de sa Jeep Cherokee, dont les ventes n'ont commencé que la semaine dernière.

Le groupe, dont la part de marché a été ramenée à 11,2% le trimestre dernier, contre 11,3% un an auparavant, a vu ses livraisons de véhicules baisser de 6% sur un an à 593.000.

Mais l'analyste Richard Hilgert de Morningstar estime que la perte de part de marché n'a rien d'inquiétant dans la mesure où Chrysler ne commercialisait pas encore la Jeep Cherokee alors qu'il vendait l'ancienne Jeep Liberty l'an dernier.

La trésorerie de Chrysler à la fin du trimestre était de 11,5 milliards de dollars, contre 11,9 milliards à la fin du deuxième trimestre.

Jennifer Clark, Juliette Rouillon pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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