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Marché : Faibles mouvements de l'euro/dollar mardi midi

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(CercleFinance.com) - Les mouvements sont presque inexistants sur les grandes devises ce mardi midi alors que le “shutdown”, la fermeture partielle des administrations fédérales américaines, entre dans sa deuxième semaine aujourd'hui. Ainsi, comme la veille, l'euro ne bouge pratiquement pas (- 0,03%) à 1,3572 dollar, l'euro/yen (+ 0,08% à 131,72) et l'euro/sterling n'étant pas plus inspirés (+ 0,06% à 0,8444).

Notons que la monnaie unique européenne gagne, cependant, 0,22% contre le franc suisse à 1,2293 franc l'euro.

En effet aux Etats-Unis, les négociations entre Démocrates et Républicains n'avancent guère et en attendant, non seulement le budget fédéral de l'exercice qui a commencé le 1er octobre n'est pas voté, mais la date fatidique du 17 octobre, celle à laquelle l'Etat sera à cours de ressources si le plafond de l'endettement fédéral n'est pas relevé, approche.

Chez Société Générale, les cambistes résument ainsi le sentiment : “étant donné les incertitudes qui pèsent sur le marché et l'approche rapide de la date-limite du 17 octobre, les opérateurs se montrent apathiques et les volumes d'échanges sont faibles.”

Cependant, les indices d'actions, par exemple, ne reculent pas significativement, ce qui indique que le marché parie dans son ensemble sur “un accord de la 23e heure”.

Les analystes de SG relèvent 'quelques propos encourageants en provenance de Washington hier soir, après que Barack Obama se soit déclaré prêt à négocier sa réforme de la santé (le point de blocage véritable plus que le budget lui-même, ndlr), mais uniquement après que le Congrès approuve les lois qui mettraient fin aue 'shutdown' et relèveraient le plafond de la dette'.

Pour Société Générale, 'il ne s'agit pas d'un changement substantiel de position, mais plutôt d'u changement de ton”.

Dans ce jeu dangereux qui fait encourir, ni plus ni moins, le risque de défaut de paiement aux Etats-Unis, chacun des deux camps cherche à renvoyer sur l'autre la responsabilité du blocage. Reste à ce que la barre penche nettement, dans l'opinion, d'un côté ou de l'autre.

En attendant, à mesure que le temps passe, les conséquences de cette incertitude pour le moral des entreprises, des ménages et la croissance américaine se font sentir.

De ce fait, 'l'éventualité que la Fed commence à réduire ses rachats d'actifs en décembre semble de plus en plus improbable' et contrairement aux annonces de Ben Bernanke, la première de ces décisions pourrait donc ne se produire qu'en 2014. L'opérateur ne met pas seulement les conséquences du shutdown à l'appui de son hypothèse, mais aussi l'absence de publication de nombreuses statistiques, puisque les services qui en sont chargés sont souvent touchés par ledit 'shutdown'. Il estime que la Fed aura effectivement de données solides et à jour pour décider, le cas échéant, de réduire ses QE.

Malgré tout, le front budgétaire pourrait évoluer, selon les toutes dernières nouvelles : “M. Obama a mis au défi M. Boehner d'organiser un vote pour mettre fin à la paralysie, sans conditions, et assuré qu'une majorité de la Chambre y était favorable, en compilant les voix des républicains modérés et celles des démocrates, ce que le chef républicain a nié. Une proposition de loi du groupe démocrate au Sénat qui vise à relever le plafond de la dette pour un an pourrait être prochainement proposée. M. Obama espère que des 'Républicains modérés' votent cette loi à la chambre des Représentants”, rapportent les analystes d'Aurel BGC.

Certaines agences de presse évoquent l'éventualité d'un vote à ce sujet, qui pourrait intervenir vendredi. A suivre.

En attendant, les statistiques américaines sont desplus rares, en raison justement de l'effet du “shutdown”.


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