Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Economie et démographie, clés de la réélection d'Obama

Marché : Economie et démographie, clés de la réélection d'Obama

Marché : Economie et démographie, clés de la réélection d'ObamaMarché : Economie et démographie, clés de la réélection d'Obama

par Tim Reid

WASHINGTON (Reuters) - Un regain d'optimisme sur une amélioration de la situation économique et une forte mobilisation des jeunes, des femmes et des membres des minorités favorables aux démocrates ont largement contribué à la victoire de Barack Obama, mardi.

Bien que Mitt Romney ait gagné la bataille du côté des électeurs indépendants, il a pâti d'un puissant vote démocrate dans certains "swing states" ou "États bascules".

Les premiers sondages sortie des urnes ont reflété un fort soutien des minorités et des femmes célibataires au président sortant, si fort que Barack Obama a réalisé de meilleurs scores dans quelques États clés que lors de sa première élection il y a quatre ans.

En Pennsylvanie, la participation de la communauté afro-américaine a été plus élevée qu'en 2008, selon ABC News, et dans le Nevada les "Latinos" ont représenté 18% des votants, contre 15% en 2008, d'après CNN.

La croissance rapide de ces communautés a largement bénéficié au président sortant dans ces Etats, ce qui semble également se produire en Floride, dernier des gros lots à décrocher avec ses 29 grands électeurs.

Pour Tad Devine, ancien conseiller démocrate, l'électorat de Barack Obama est durable et "reflète la réalité démographique de l'Amérique".

"Je pensais, il y a quatre ans, que l'électorat d'Obama était durable et c'est ce que nous avons vu ce soir", a-t-il dit. "Cet électorat est fait d'Afro-américains, de Latinos, de femmes célibataires et de jeunes (...) Ajoutez à cela les syndicats d'ouvriers et les blancs hautement qualifiés et vous obtenez une majorité, en particulier dans les États bascules."

Mais si l'électorat Obama existe bel et bien, le clan républicain a également souffert d'une campagne essentiellement axée sur l'économie et sur les torts du président au pouvoir.

PLAN DE SAUVETAGE DE L'AUTOMOBILE

En Virginie, dans l'Iowa et dans l'Ohio, Mitt Romney bénéficie d'un avis plus favorable de la part des électeurs concernant sa capacité à gérer l'économie que son concurrent.

Cela n'a cependant pas suffi au candidat républicain, qui a fait de l'économie son cheval de bataille.

D'autant que, selon un sondage national sortie des urnes, un électeur américain sur deux tient l'ancien président républicain George W. Bush pour responsable des problèmes économiques du pays, plutôt que Barack Obama.

Et alors qu'en octobre 2011, un quart de l'opinion publique considérait que les États-Unis allaient "dans la bonne direction", ce chiffre atteignait à 45% la semaine dernière.

"La gestion de l'économie du président devait être le coeur de la campagne de Romney. Il n'avait pas le choix. Mais toutes sortes d'indicateurs se sont relevés ces six derniers mois, juste à temps pour le président", analyse Bill Galston, ancien conseiller politique de Bill Clinton.

Les efforts déployés par le candidat républicain pour convaincre les Américains que Barack Obama était entièrement responsable du chômage persistant - qui atteint 7,9% de la population active - semblent finalement l'avoir desservi.

Le président sortant a en effet remporté haut la main la bataille du Midwest, coeur industriel du pays.

Au fil de la nuit, les États que l'ancien gouverneur se devait de gagner pour décrocher les clés de la Maison blanche sont tombés les uns après les autres dans l'escarcelle d'Obama.

A 03h00 GMT, New Hampshire, Iowa, Colorado, Nevada, Wisconsin et Pennsylvanie se coloraient de bleu. A 04h00 GMT, Obama décrochait de justesse l'Ohio et, avec lui, sa réélection.

Aucun républicain n'a jamais remporté la présidentielle sans avoir accroché l'Ohio à son tableau de chasse.

Le président sortant l'a gagné surtout grâce à son plan de sauvetage de l'automobile. Dans l'Ohio, ou presque un emploi sur huit dépend de l'industrie automobile, 59% des électeurs avaient approuvé ce plan de sauvetage et trois quarts d'entre eux ont donné leur voix au candidat démocrate mardi.

Agathe Machecourt pour le service français, édité par GIlles Trequesser

Copyright © 2012 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...