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Marché : Dijsselbloem défend la taxation des comptes bancaires à Chypre

Marché : Dijsselbloem défend la taxation des comptes bancaires à ChypreMarché : Dijsselbloem défend la taxation des comptes bancaires à Chypre

BRUXELLES (Reuters) - Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a défendu jeudi le principe de la taxation des dépôts bancaires des épargnants chypriotes, estimant qu'il s'agissait d'une modalité qui permettrait d'éviter au pays d'accumuler davantage de dettes.

"La taxe, je la défend fermement parce que c'est le moyen direct de demander une contribution des dépôts du secteur bancaire à Chypre, ce qui est inévitable si l'on veut élaborer un plan de soutien qui ne comporte pas davantage de prêts et de dettes que les 10 milliards déjà mentionnés", a-t-il déclaré devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen.

"Je pense toujours qu'il est sans doute inévitable qu'il y ait une forme de prélèvement dans le plan d'aide définitif sur lequel nous nous accorderons."

Le président chypriote, Nicos Anastasiades, doit rencontrer jeudi les responsables des principaux partis du pays pour évoquer un "plan B", à la suite du refus mardi du Parlement d'entériner la taxation des dépôts proposée par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre d'un plan de sauvetage.

Aucun des 56 députés n'a voté mardi en faveur du plan de dix milliards d'euros de l'UE, qui impliquait une taxation des dépôts bancaires chypriotes. Trente-six ont voté contre tandis que 19 autres, membres du parti conservateur de Nicos Anastasiades, s'abstenaient.

S'exprimant sur un soutien de la Russie, l'un des principaux partenaires financier de Chypre, Jeroen Dijsselbloem a souligné que Nicosie bénéficiait déjà d'un prêt de 2,5 milliards d'euros consenti par Moscou. La Russie pourrait en prolonger la maturité et/ou en abaisser les taux d'intérêt.

"Bien sûr, le gouvernement chypriote discute actuellement avec le gouvernement russe pour savoir ce qui pourrait encore être fait. Je ne sais pas quels en sera l'aboutissement."

"La seule chose que je puisse dire, c'est que si les Russes s'aventuraient à dire qu'ils peuvent prêter, cela n'améliorerait pas la soutenabilité de la dette. Accumuler de la dette à Chypre ne les aidera pas à se bâtir un avenir."

En déplacement à Moscou, le ministre des Finances chypriote Michael Sarris a dit que Chypre et la Russie discutaient coopération dans les secteurs de la banque et de l'énergie, ainsi que d'un prêt.

Rédaction de Bruxelles, Nicolas Delame pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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