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Marché : Croissance stable au 4e trimestre en Espagne et à +3,2% sur 2015

Marché : Croissance stable au 4e trimestre en Espagne et à +3,2% sur 2015Marché : Croissance stable au 4e trimestre en Espagne et à +3,2% sur 2015

MADRID (Reuters) - La croissance de l'économie espagnole est restée élevée au quatrième trimestre 2015, entretenant l'espoir d'une poursuite de la reprise malgré l'instabilité politique née des élections du 20 décembre, qui empêche pour l'instant la formation d'un nouveau gouvernement.

Le produit intérieur brut (PIB) espagnol a progressé de 0,8% sur la période octobre-décembre par rapport aux trois mois précédents, selon la première estimation publiée vendredi par l'INE, l'institut national de la statistique.

Ce pourcentage est conforme aux prévisions des économistes et égale le taux de croissance du troisième trimestre.

Sur l'ensemble de l'année 2015, la croissance a atteint 3,2%, son plus haut niveau depuis huit ans même si elle est inférieure d'un dixième de point à la prévision du gouvernement sortant, dirigé par le Parti populaire (PP, droite).

Ce dernier est arrivé en tête des législatives de décembre mais faute de majorité, il est incapable de former un nouveau cabinet. Les dirigeants des quatre grands partis du pays doivent reprendre la semaine prochaine les discussions avec le roi Felipe pour voir si l'un d'eux est en mesure de former une coalition viable.

L'Espagne est sortie de la récession mi-2013 et l'économie, soutenue entre autres par la reprise de la consommation des ménages, a rebondi depuis pour atteindre l'un des taux de croissance les plus élevés de la zone euro.

La situation économique est toutefois encore marquée par un taux chômage supérieur à 20% de la population active malgré un recul marqué l'an dernier.

La croissance devrait rester portée cette année par une conjonction de facteurs favorables, à commencer par la politique monétaire ultra-accommodante de la Banque centrale européenne (BCE), estiment les économistes.

La faiblesse de l'inflation, entretenue par la chute des prix pétroliers, favorise parallèlement le pouvoir d'achat des ménages. Les prix à la consommation sont passés en territoire négatif en janvier, selon les chiffres de l'INE.

Les entreprises et les banques soulignent néanmoins que l'investissement direct étranger pourrait souffrir d'un vide politique persistant ou de l'absence de majorité parlementaire stable.

(Sarah White et Paul Day; Wilfrid Exbrayat et Marc Angrand pour le service français)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

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