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Marché : Croissance de 0,2% en Suisse au 4e trimestre 2012

Marché : Croissance de 0,2% en Suisse au 4e trimestre 2012Marché : Croissance de 0,2% en Suisse au 4e trimestre 2012

ZURICH (Reuters) - La croissance de l'économie suisse a ralenti au quatrième trimestre 2012 mais la bonne tenue de la consommation intérieure a compensé la faiblesse de la demande en provenance la zone euro, lui permettant de dépasser les attentes.

Le produit intérieur brut (PIB) helvétique a augmenté de 0,2% sur les trois derniers mois de l'année par rapport aux trois précédents et de 1,4% en rythme annuel, montrent les chiffres officiels publiés jeudi.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stagnation du PIB sur octobre-décembre après la croissance de 0,6% du troisième trimestre, et une expansion de 1,2% seulement par rapport à fin 2011.

"Les chiffres sont très bons, surtout si on les compare au reste de l'Europe", a commenté Alessandro Bee, économiste chez Sarasin.

Le chiffre provisoire de la croissance sur l'ensemble de 2012 ressort à 1% après 1,9% en 2011.

L'économie de la zone euro, elle, s'est contractée de 0,6% l'an dernier selon la première estimation de la Commission européenne.

En Suisse, la consommation privée a augmenté de 1,1% au quatrième trimestre, grâce entre autres à la progression des dépenses de santé, de services financiers et d'assurance.

Et les derniers indicateurs sur l'évolution de l'activité restent au beau fixe: le sentiment des investisseurs a atteint en février son plus haut niveau en 32 mois et en janvier, la production manufacturière a augmenté pour la première fois en 17 mois tandis que les exportations progressaient nettement, en dépit de la vigueur du franc.

Les économistes jugent cependant prématuré l'abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du plafond fixé à 1,20 franc pour un euro, qui l'a conduit à intervenir massivement sur les marchés des changes pour faire baisser le franc et endiguer les risques de récession et de déflation.

"La Banque nationale suisse ne devrait pas modifier l'orientation de sa politique monétaire", estime Julien Manceaux, économiste d'ING. "L'économie a encore besoin de tout son soutien au moment où la confiance recule de nouveau et où les résultats des élections italiennes relancent la volatilité autour de l'avenir de la zone euro."

Le président de la BNS, Thomas Jordan, a déclaré mercredi que la banque centrale était encore loin de modifier sa politique de plafonnement du franc.

Emma Thomasson, Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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